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7/9/2010
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Secteur bovin-viande revenus en berne
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| Venu soutenir les éleveurs de bovin-viande confrontés à de graves difficultés de rentabilité, les responsables agricoles se sont rendus dans un élevage du Maine-et-Loire, le 6 septembre, pour mettre le projecteur sur leur situation, aggravée par la sécheresse estivale en région Pays de la Loire
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| Depuis Angers jusqu’à la ferme de la
famille Gatineau, à La Prévière, en Maine-et-Loire, les
maïs sont bien trop petits et jaunis pour laisser le moindre doute à
l’observateur : ici, la sécheresse estivale a sérieusement amputé les
volumes de fourrages disponibles pour les bêtes. Ce qui n’arrange rien à la
situation déjà extrêmement difficile des trésoreries des éleveurs bovins-viande
de Pays de Loire comme des autres régions françaises. Au GAEC des Camélias, qui
a reçu la visite de soutien du président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, et
la presse, le 6 septembre, les éleveurs, venus faire connaître leurs
difficultés, étaient en colère. A la veille d’actions de stickage en GMS ciblant
les industriels et les distributeurs partout en France, à l’appel de
la
Fédération nationale bovine (FNB), de la Fédération nationale porcine
(FNP), de la
FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA), ils ont à nouveau
averti : ils n’accepteront plus sans broncher de voir les abattoirs et les
entreprises du secteur peser sur les prix payés aux producteurs, et les
distributeurs privilégier les importations de viandes à bas prix.
Les industriels se
justifient en expliquant qu’ils cherchent à maintenir leur compétitivité face à
leurs concurrents européens et aux viandes importées d’Amérique du Sud, mais
aussi à résister aux féroces pressions sur les prix de la grande distribution.
Seulement, les revenus de l’élevage bovin-viande ont
été inférieurs de 40 % à la moyenne nationale agricole sur les trois dernières
années 2007-2008-2009, et les charges de production, elles, augmentent.
« Qu’on m’explique comment faire pour dégager un revenu si le
prix payé au producteur n’est pas en relation avec les coûts de
production ? Oui, il y des aides PAC, mais elles n’augmentent pas et
l’endettement reste nécessaire », a lancé Jean-Michel Lemétayer sur la
ferme des Gatineau, répétant au gouvernement que « les éleveurs n’ont
pas à être la variable d’ajustement du pouvoir d’achat des
consommateurs !
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