Réactifs !
Comment passer en
quelques mois de l’euphorie à la déprime?
La volatilité des marchés, voulue par les Pouvoirs Publics français et
européens, met notre secteur dans une véritable
tourmente.
Du coté des éleveurs, cette volatilité s’est traduite par une hausse sans
précédent des coûts d’alimentation des animaux s’ajoutant à celle de l’énergie
et des engrais. Face à ça, la question du prix du lait est devenue encore plus
cruciale.
Du coté des industriels, les cours de certains produits qui avaient
dépassé des plafonds, sont aujourd’hui au plancher.
Plus prompts à répercuter les baisses que les hausses, les
transformateurs n’ont plus eu qu’un seul mot : la REACTIVITE. Traduisez les prix
doivent baisser très vite et beaucoup.
Les premières discussions n’ont été qu’un simulacre et les propositions
des industriels relevaient davantage de la provocation que d’une entrée
objective de négociation. Volonté d’un électrochoc pour souligner le
retournement de certains marchés ou maladresse ? Cela a, en tous cas, fait
réagir les éleveurs qui se sont fortement mobilisés ces dernières
semaines.
L’échec de ces négociations est regrettable et préjudiciable pour la
filière. Mais les écarts sont bien trop forts pour qu’ils puissent déboucher sur
un véritable compromis.
Il n’en demeure pas moins que les éleveurs vont recevoir le paiement de
leurs livraisons d’octobre, et qu’ils seront à même de juger des conséquences de
ce non accord. Ils seront alors nécessairement en colère et ils ne manqueront
pas d’être REACTIFS.
Souhaitons que rapidement, les industriels se ressaisissent et qu’ils
reconsidèrent leurs positions. La FNPL reste prête à de nouvelles discussions à
la condition qu’elles soient équilibrées.
Par
ailleurs, la FNPL souhaite qu’enfin les Pouvoirs Publics se rendent compte que
notre secteur nécessite une
véritable politique agricole et cela passe en tout premier lieu par une
véritable
régulation
des marchés.
Régis Chevallier
Vice-Président de la FNPL