Nous l’avons souvent
répété, l’élevage laitier est une industrie lourde. Il nécessite des
investissements importants en capitaux comme en travail pour une rentabilité
modeste.
Une récente rencontre du Cniel avec Madame Fischer
Boel a été l’occasion de rappeler une nouvelle fois les fondamentaux de notre
secteur et les nécessaires besoins de stabilité, d’équilibre et de
prévisibilité.
Pourtant, avant même que s’engagent les négociations
liées au Bulletin de Santé de la PAC, et ce, sous Présidence française, la
période que nous traversons est particulièrement troublée et
paradoxale.
Paradoxale, parce que l’Union Européenne affiche
clairement sa volonté de faire sauter tous les instruments de régulation alors
que dans le même temps, les Etats-Unis renforcent encore leur Farm Bill.
Troublée parce qu’un ensemble de facteurs liés à la
libéralisation, font que les marchés s’emballent et se rétractent avec des
amplitudes jamais connues.
Ces bouleversements ne sont pas pour garantir à
l’élevage laitier ses besoins fondamentaux énoncés
précédemment.
Une chose est certaine, la production laitière
n’existera que si le revenu des éleveurs est suffisamment attractif dans un
contexte de hausses sans précédent des charges
d’exploitations.
Or, que constate-t-on
aujourd’hui?
Certains font de la démagogie. A la FNPL nous
bâtissons. Nous sommes sur une pente ascendante du prix du lait depuis un an.
C’est une nécessité. Je le rappelle à TOUS, Pouvoirs Publics, GMS et
transformateurs : nous jugerons au mois le
mois.
Dans l’immédiat, nous
estimons que les prix d’été doivent être revalorisés au minimum de 49 euros/1000
litres, dans l’objectif que nous nous étions fixé d’une hausse d’au moins 20% du
prix du lait aux producteurs en 2008. C’est nécessaire pour maintenir et
sécuriser l’approvisionnement des entreprises françaises et nous demandons aux
éleveurs de porter cette revendication auprès de leurs
industriels.