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    Edito / 2008
 
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  26/5/2008
  Edito Juin 2008 : Couac...


    Couac...

Le courrier de la DGCCRF, adressé au Président du CNIEL, a fait l’effet d’une bombe au sein de la filière.

Alors que le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture, dans leurs différents discours, mettent en avant la nécessité de plus d’organisation de filière, et au moment où la France défend à Bruxelles un mémorandum sur le même sujet, alors qu’aux Pays Bas, Friesland et Campina qui contrôlent 80% du marché hollandais du lait annoncent leur fusion, on interdit à l’Interprofession française d’organiser l’économie laitière.

Les recommandations d’évolution du prix du lait ont été instaurées avec l’aide des Pouvoirs Publics en 1997. Depuis lors, elles ont sans cesse été encouragées par cette même puissance publique ; elles ont permis d’établir une certaine forme de sérénité au sein de la filière, malgré les difficultés de tous ordres, en rééquilibrant les rapports de force dans une production où le lait doit coute que coute, quitter les exploitations tous les 2 ou 3 jours.

Le consommateur, lui non plus n’a pas eu à s’en plaindre, puisque l’évolution du prix au consommateur, ces derniers mois en France, a été bien plus raisonnable que chez tous nos voisins européens.

Alors que cherche-t-on ? Que veut-on ?

Il est de notre responsabilité de tenir compte de ce courrier et c’est pourquoi le CNIEL cesse, sans délai, l’émission des recommandations.

Il est aussi de notre responsabilité d’imaginer, dans la plus grande transparence et en parfaite légalité, comme nous l’avons toujours fait, de nouveaux indicateurs permettant au CNIEL de jouer son rôle d’organisateur de l’économie laitière. C’est indispensable pour maintenir la confiance et la stabilité dont a besoin une filière structurée ; c’est indispensable aussi pour assurer aux consommateurs des produits laitiers tracés, de qualité, en quantité, et à des prix raisonnables.

Mais il est de la responsabilité des Pouvoirs Publics de tracer clairement la voie sur laquelle ils souhaitent que nous poursuivions notre chemin. 

Le secteur laitier réclame stabilité, équilibre et prévisibilité.

C’est uniquement sur ces principes que nous saurons répondre aux grands enjeux de demain. 
 

Henri Brichart
Président  de la FNPL

 

 

 



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