Edito Janvier 2007 :  Construire notre avenir

Ces trois dernières années ont été particulièrement difficiles pour les éleveurs laitiers. Comme nos collègues des céréales ou de la viande bovine il y a 15 ans, nous avons eu à faire face à une réforme en profondeur de la politique agricole européenne où la logique libérale l’a finalement emporté.

Il a fallu faire preuve de réalisme, de ténacité et d’imagination pour affronter ces changements radicaux. Nous avons relevé le défi, retroussé nos manches pour trouver les pistes d’adaptation. Notre secteur s’est pourtant développé depuis des décennies sur une politique forte d’encadrement des marchés et nous restons persuadés qu’elle reste nécessaire. La plupart des pays producteurs de cette planète l’ont compris, même chez les plus libéraux.

Construire notre avenir, c’est d’abord convaincre nos politiques que le modèle laitier européen est, non seulement la source d’une économie dynamique, mais aussi porteur de valeurs sociétales et humaines. La présence d’hommes et de femmes dans les régions difficiles, la tradition de produits du terroir, la vie rurale, l’entretien des paysages, sont autant d’éléments que nous nous devons de préserver pour les générations futures.

Construire notre avenir, c’est aussi, bien entendu, permettre de nous assurer un revenu décent. Nous restons, là aussi, persuadés qu’il ne peut se maintenir que par le prix du lait. Nous avons tout fait pour encadrer les conséquences de la réforme et nous n’avons pas à rougir de nos actes responsables. En 2007, le prix du lait devrait retrouver une certaine sérénité, et cela grâce aux modalités de nos accords interprofessionnels que d’aucuns critiquent.

L’ensemble de l’équipe de la FNPL vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année au cours de laquelle nous continuerons, ensemble, à construire notre avenir.

Henri Brichart
Président de la FNPL