Ces trois dernières années ont été particulièrement
difficiles pour les éleveurs laitiers. Comme nos collègues des céréales ou de la
viande bovine il y a 15 ans, nous avons eu à faire face à une réforme en
profondeur de la politique agricole européenne où la logique libérale l’a
finalement emporté.
Il a fallu faire preuve de réalisme, de ténacité et
d’imagination pour affronter ces changements radicaux. Nous avons relevé le
défi, retroussé nos manches pour trouver les pistes d’adaptation. Notre secteur
s’est pourtant développé depuis des décennies sur une politique forte
d’encadrement des marchés et nous restons persuadés qu’elle reste nécessaire. La
plupart des pays producteurs de cette planète l’ont compris, même chez les plus
libéraux.
Construire notre avenir, c’est d’abord convaincre nos
politiques que le modèle laitier européen est, non seulement la source d’une
économie dynamique, mais aussi porteur de valeurs sociétales et humaines. La
présence d’hommes et de femmes dans les régions difficiles, la tradition de
produits du terroir, la vie rurale, l’entretien des paysages, sont autant
d’éléments que nous nous devons de préserver pour les générations
futures.
Construire notre avenir, c’est aussi, bien entendu,
permettre de nous assurer un revenu décent. Nous restons, là aussi, persuadés
qu’il ne peut se maintenir que par le prix du lait. Nous avons tout fait pour
encadrer les conséquences de la réforme et nous n’avons pas à rougir de nos
actes responsables. En 2007, le prix du lait devrait retrouver une certaine
sérénité, et cela grâce aux modalités de nos accords interprofessionnels que
d’aucuns critiquent.
L’ensemble de l’équipe de la FNPL vous présente ses
meilleurs vœux pour cette nouvelle année au cours de laquelle nous continuerons,
ensemble, à construire notre avenir.