Edito avril 2007 : Pour une politique laitière  

Je tiens tout d’abord à dire un grand merci, au nom de l’ensemble des congressistes, à toute l’équipe de la Fédération de Vendée pour la qualité de l’accueil qui nous a été réservé aux Sables d’Olonne les 21 et 22 mars derniers. Cette Assemblée Générale a été l’occasion de nous positionner face aux enjeux importants de l’année 2007.

Nous restons persuadés que notre modèle laitier et la gestion « à la française » du secteur, alliant la compétitivité avec une dimension sociale et d’attachement au territoire, reste la ligne que nous devons suivre.

Mais pour cela, il est absolument nécessaire que l’Union européenne donne des signaux pour la poursuite d’une politique d’encadrement et de régulation, au lieu de vouloir nous aligner sur un marché mondial marginal et de faire du libéralisme primaire. C’est pourquoi les discussions et les décisions concernant la période 2008-2015 seront déterminantes.

Les interventions faites aux Sables d’Olonne l’ont à nouveau montré : aucune région laitière du globe n’est livrée à elle-même. Partout, les pouvoirs publics ont, d’une manière ou d’une autre, contribué au cadre permettant aux éleveurs et à l’industrie de s’organiser.

Nous allons donc avoir besoin de la mobilisation de tous pour peser dans les débats européens. Nous avons déjà sollicité nos parlementaires pour nous accompagner dans ce parcours qui s’annonce complexe et difficile.

Répétons-le, 2007 sera une année de combat pour la politique agricole.

Les producteurs de lait, par leur vote aux élections des représentants aux chambres d’agriculture, ont montré qu’ils nous font confiance et qu’ils adhèrent à notre expertise et à notre capacité à les défendre par notre action responsable et solidaire.

Nous devrons, encore une fois, retrousser nos manches et nous battre pour défendre nos valeurs .

Henri Brichart
Président de la FNPL