Edito octobre 2007 :
TRAVAILLER ENCORE
C’est
bien sûr avec satisfaction que nous avons constaté la progression très marquée
des indicateurs de marché mis en place début 2006.
La
hausse du prix du lait, que certains qualifient d’exceptionnelle, était
indispensable et très attendue par les éleveurs. Souhaitons que cette évolution,
qui devrait se poursuivre en 2008, nous redonne confiance après les années
difficiles que nous avons traversées.
Si
ce retournement de tendance nous a surpris par son amplitude, il apparaît
nécessaire d’en tirer les conséquences et de ne pas raisonner sur du trop court
terme.
Des
mesures ont été prises pour donner de la souplesse à notre système national de
gestion des volumes. Il le fallait certainement pour répondre aux besoins
actuels de l’industrie de transformation. Il faut cependant insister sur le
caractère exceptionnel de ces mesures. Evitons d’emballer la machine et qu’elle
surchauffe à un moment où les débouchés ne pourraient plus absorber les volumes
supplémentaires.
Pour
nous, la situation actuelle ne doit pas remettre en cause la trajectoire de
notre engagement et nous devons au contraire renforcer notre
action.
Parce
que l’Europe doit prochainement prendre des décisions importantes quant à
l’avenir de la filière...
Parce
que l’OMC pourrait aussi trop vite conclure un deal qui irait à l’encontre de la
préférence communautaire et donc de nos intérêts...
Parce
que le manque d’outils de régulation pourrait nous faire cruellement défaut si
les marchés venaient à se retourner une nouvelle fois...
Parce
que demain encore plus qu’hier nous allons avoir besoin de notre interprofession
pour promouvoir nos produits, pour imaginer et gérer l’avenir
...
Parce
que pour atteindre ces objectifs, nous allons avoir besoin d’un syndicalisme
encore plus fort et unitaire…
Pour
toutes ces raisons, une seule consigne à la FNPL : travailler d’arrache pied
pour défendre une production laitière qui s’inscrit pleinement dans l’économie
et qui reste attachée aux territoires.
Notre
avenir se construit dès maintenant, n’attendons pas.
Henri
Brichart
Président de la FNPL