Edito juin 2007
: Les éleveurs doivent profiter de la croissance
Nous l’évoquions dans notre précédent Trait d’Union, cela
se confirme aujourd’hui : le rapport offre/demande s’est inversé et le
marché se tend chaque jour davantage.
A
la clé, une certaine pénurie de lait et donc de produits transformés face à une
demande globalement soutenue.
Notre
système national de fixation de l’évolution du prix du lait devrait refléter, à
partir du prochain trimestre cette embellie des marchés. Les prévisionnistes
évoquent déjà des indicateurs aboutissant à une hausse de l’ordre de 10 euros
pour 1000 litres au troisième trimestre.
Une
bonne nouvelle pour les éleveurs qui n’ont subi que des baisses à répétition
depuis plusieurs années.
Nous
sommes donc plus que jamais déterminés à ce que l’accord interprofessionnel de
janvier 2006 soit respecté par les entreprises. Il a été conçu pour que la
situation des marchés se répercute sur le prix du lait. Les transformateurs
l’ont suivi lorsque ceux-ci se dégradaient, ils doivent aujourd’hui accepter les
hausses lorsque les résultats sont positifs.
De
même, il apparait inéluctable que les tensions actuelles se répercutent sur le
prix des produits de grande consommation. Lorsqu’il y a moins de cerises, les
prix augmentent. Nous sommes maintenant sur le même schéma dans le secteur
laitier. C’est la conséquence de la réforme de Luxembourg. C’est donc au marché
de fixer les prix.
Cette
situation est-elle durable ? Chacun s’accorde pour affirmer qu’elle ne
devrait pas s’inverser dans les mois qui viennent et les tendances de hausse de
prix pourraient se maintenir au moins jusqu’à la première partie de
2008.
Cependant
l’excès de déséquilibre n’est jamais bon à terme. Et nous devons rapidement
donner des signes aux producteurs pour répondre à la demande du marché.
Actuellement, la collecte est plutôt orientée à la baisse (-3% sur les premières
semaines de mai) et s’ajoute à cela une baisse significative du taux de matière
grasse. Découplage des aides, hausse des charges, mises aux normes, concurrence
avec d’autres productions, les raisons sont multiples de cette baisse globale
des volumes. Les éleveurs français
peuvent s’adapter à la demande si on leur en donne les moyens. A la FNPL, nous
maintenons qu’un prix rémunérateur reste
le principal facteur déterminant.
Thierry Roquefeuil
Secrétaire Général de la
FNPL