Edito décembre 2007 :    
Le signal est donné : nous serons dans la course

 

C’est chose faite, la Commission vient de publier les grandes lignes de ses propositions concernant le bulletin de santé de la PAC.

Comme on s’en doutait, la Commission se félicite de ses réformes successives qui ont conduit à une « politique plus efficace ».

Comme on s’en doutait aussi, la Commission estime que nous ne sommes pas encore allés assez loin.

Comme on s’en doutait enfin, la question du secteur laitier est abordée sous un titre qui parle de lui-même : « Suppression des quotas : préparer un atterrissage en douceur »… entendez : augmentation progressive des quotas jusqu’à leur suppression en 2015.

Nous restons persuadés qu’en finir avec les quotas est une profonde erreur, et les Pouvoirs Publics, qu’ils soient européens ou français auront à en assumer les conséquences.

La date du 20 novembre 2007 donne donc le signal pour les habituels débats et négociations qui seront certainement intenses au cours de l’année 2008, sachant que la France assurera la Présidence de l’Union au cours du deuxième semestre. La FNPL, pour sa part, entend bien participer et peser dans ces débats.

Une première satisfaction à mettre en partie à notre crédit : l’action parlementaire et la rencontre avec Madame Fischer Boel ont sûrement pesé sur les intentions affichées dans sa communication de prendre des mesures spécifiques en faveur des zones de montagne.

Mais d’énormes enjeux sont encore devant nous. Nous continuerons à mettre en avant les caractéristiques fondamentales que nous avons toujours défendues pour le modèle laitier français : des exploitations ancrées dans l’économie, réparties sur tout le territoire, transmissibles et intégrées dans la société.

Nous avons tous besoin de stabilité et de prévisibilité pour nos exploitations. C’est pourquoi, pour la FNPL, défendre l’avenir des éleveurs, c’est défendre une politique européenne et française permettant un certain équilibre à la fois sur les marchés et dans le rapport de force des producteurs dans la filière.

Dans ce cadre, les fondamentaux de notre syndicalisme restent complètement d’actualité : responsabilité et solidarité seront notre ligne de conduite.

Henri BRICHART
Président de la FNPL