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Pour le secteur laitier, la réforme de Luxembourg
constitue un véritable séisme :
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Le lait rejoint brutalement la logique dont il ne voulait
pas, celle des secteurs réformés en 1992, avec la baisse des prix
directeurs et des compensations plus ou moins partielles, une logique de
libéralisation et de dérégulation des
marchés.
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Ces compensations se confondent entièrement, à partir de
2006, avec d’autres paiements directs dont bénéficie chaque exploitation
(primes bovines, ovines, grandes cultures) pour constituer la prime unique
au revenu qui sera, pour le lait, totalement découplée de l’acte de
production.
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