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Le bilan de santé de la réforme de Luxembourg
Alors même qu’elle vient tout juste de mettre en œuvre la
première vague de la réforme de Luxembourg,la Commission européenne
prépare activement son bilan de santé pour 2008 (« health check »).
L’un des éléments
cruciaux du débat qui est en train de naître est celui de l’avenir de l’OCM
« lait ». Dans des déclarations particulièrement provocantes,
la Commissaire en charge de l’agriculture a déjà choisi le camp de
ceux qui pensent que le non renouvellement des quotas à l’échéance 2014/2015
s’impose de lui-même.
On pourra s’étonner
qu’un fonctionnaire européen s’arroge une compétence qui relève exclusivement du
Conseil des ministres européens de
l’agriculture.
On pourra s’étonner
que la commissaire en charge de l’agriculture s’arroge en défenseur exclusif de
l’industrie laitière, en préconisant d’annoncer de manière anticipée la fin des
quotas, à l’issue de la campagne 2014/2015, pour que cette dernière puisse se
préparer dans les meilleures
conditions.
On pourra s’étonner,
alors même que le système des quotas laitiers doit faire l’objet d’un rapport
détaillé dans le cadre du bilan de santé et que sa rédaction n’a pas encore
débuté, que la commissaire en charge de l’agriculture, énonce urbi et orbi ses conclusions sur l’avenir
des quotas.
On pourra enfin
s’étonner que la commissaire en charge de l’agriculture et du développement
rural, en appelant de ses vœux la fin des quotas, supprime de facto un type de
production agricole que l’on trouve dans des zones où elle est la seule
possible, et désertifie ainsi des territoires entiers de
l’Europe...
La FNPL
ne peut accepter que pour des raisons purement idéologiques, l’on valide 7 ans à
l’avance la fin d’un système de régulation de la production, certes complexe,
mais qui a fait ses preuves depuis plus de 20 ans, sans qu’aucune étude sérieuse
n’évalue réellement les conséquences d’une telle décision. |