Arrêtés de
campagne et de distribution 2006-2007
Les arrêtés de
campagne et de distribution 2006-2007, publiés dès février et début mars 2006 prennent en compte
cette préoccupation.
La décision adoptée à Luxembourg
en 2003 d’augmenter les quotas dans un certain nombre d’états membres – y compris la
France - de 1.5% (en 3 étapes annuelles de +0.5% à partir du 1er avril 2006) a été presque
unanimement jugée inopportune par les acteurs de la filière laitière et par les
pouvoirs publics français en raison de la situation des marchés. Tous les
efforts entrepris pour repousser à plus tard cette mesure ont cependant été
vains : la France est restée isolée sur ce sujet. Elle est donc obligée de
mettre en application la décision communautaire, quand bien même sa logique nous
échappe.
A défaut de pouvoir écarter cette mesure, il
été décidé de « geler » une quantité équivalente de lait : les 0.5%
de cette année ont été répartis entre les régions proportionnellement à la
somme des quotas des producteurs ; ils ont ensuite été réalloués, dans la
limite de 0.5% de leur référence, à tous les producteurs qui remplissent les
deux conditions retenues pour l’attribution de références supplémentaires, à
savoir la réalisation à 95% du quota et le dépôt d’une DIE (en zone vulnérable).
Le solde de cette opération sera soit également réparti linéairement entre les
ayant-droit, soit réalloué à l’échelon régional selon les critères classiques de
la redistribution des quantités supplémentaires.
Parallèlement,
la « neutralisation », pour la campagne 2006-2007, d’une
quantité équivalente à ces 0.5% est effectuée en déduisant des quantités non produites
et disponibles pour les allocations provisoires, au niveau de chaque acheteur,
les attributions effectuées dans le cadre des 0.5% à ses
livreurs.