Doter les producteurs
d'avenir
L’ADL 2006 composante laitière des DPU, est calculée sur la base de la référence
laitière de chaque producteur au 31 mars 2006 et « diluée » sur la
totalité des DPU détenus en propriété.
Sur le plan de la gestion, la
profession et l’administration ont eu à cœur de faciliter, avant cette date
fatidique, c’est-à-dire avant la fin de la campagne 2005-2006, le transfert des
références laitières vers les producteurs appelés, en principe, à continuer
l’activité laitière après le découplage.
Les transferts de
quotas suite à des mutations foncières ont été assouplies à compter du 1er avril
2005 : les seuils de
prélèvement ont été relevés et les quantités supplémentaires attribuées depuis
plus de cinq ans ont été consolidées.
L’Administration a également autorisé,
pour tous les transferts fonciers effectués sur la (seule) campagne
2005-2006, la conclusion d’un accord formel entre le producteur cédant
le foncier porteur de référence et le repreneur par
lequel :
-
l’intégralité de la référence correspondant au foncier cédé est transférée au
repreneur sur la campagne 2005/2006. Celui-ci bénéficie donc de la totalité de
l’ADL correspondant à la référence du foncier
repris.
- le producteur cédant bénéficie
d’un « remboursement » de fin de campagne 2005/2006 correspondant soit
à sa production réelle sur la campagne, en cas d’arrêt total de la production,
soit au prorata temporis, en cas de poursuite de l’activité laitière (cession
partielle de l’exploitation laitière).
La redistribution
de références supplémentaires a
pris, lors de la campagne 2005/2006, une importance
particulière non seulement en raison du découplage annoncé, mais aussi du fait
de l’importance des quantités mises en œuvre : plus de 2% du quota national du fait du
doublement des quantités récupérées via les aides à la cessation d’activité
laitière.
La redistribution de références est désormais
réservée aux seuls producteurs qui réalisent au moins 95% de leur quota en
moyenne sur les deux dernières campagnes (avec des possibilités de dérogation
pour les jeunes ou en cas de force majeure) et qui ont, en zone vulnérable, au
moins déposé une DIE.
Les principales modalités
des campagnes précédentes ont été reprises. Néanmoins, un dispositif de
mutualisation régionale de 20% des quantités de référence libérées par les aides
à la cessation d’activité laitière a été introduit.
Début octobre 2005, l’Office a mis à
disposition des DDAF plus de 500 000 T de références à redistribuer contre
328 000 l’an dernier. Sur ce total, 493 000 concernent la livraison (dont près de
67 000 au titre de la mutualisation régionale) et 10 919 la vente
directe.
Un « second
tour » de redistribution de quota disponible (prélèvements fonciers et
cessations spontanées, notamment) avant le découplage a
été effectué avant le 31 mars 2006. Ces quantités
disponibles - environ 25 millions de litres - ont
été notifiées aux DDAF par l’office jusqu’à la fin de la campagne ce qui
a permis leur intégration dans le calcul du montant de l’ADL intégrée dans les DPU des
bénéficiaires.
Les actions de la
FNPL
La FNPL a demandé l’accélération
de toutes les procédures de transfert de référence avant le
découplage.
Conformément aux demandes de la FNPL, l’Administration
effectue un « second tour » de redistribution de quota disponible
(prélèvements fonciers et cessations spontanées, notamment) avant le découplage.
A la demande du syndicalisme, l’Office de l’Elevage a anticipé les
reprises de référence sur les quotas morts et sur les sous-réalisations
structurelles.