Révision du texte de base sur la gestion
des quotas en France
Les règlements européens issus de la réforme de
la PAC 2003 ont imposé un " toilettage " des textes français, mais
cette transposition ne s'est concrétisée qu'en fin d'année 2005 avec la
publication d'un décret,désormais codifié au code rural, qui comporte
quelques points importants pour les producteurs :
La définition
de la " livraison " est désormais limitée à " la livraison de
lait, à l'exclusion de tout autre produit laitier ".
Les producteurs sont
désormais passibles pour leurs manquements réglementaires, comme les acheteurs,
d'amendes administratives (proportionnelles aux fautes commises) à la place des
amendes de 5ème classe
qui sont forfaitaires. De ce fait, les producteurs peuvent désormais, comme les
acheteurs, faire appel à la Commission de Conciliation des Litiges, à l'Office,
pour contester ces amendes ou demander leur réduction.
Les acheteurs
de lait doivent présenter aux contrôles un descriptif de l'organisation de la
collecte permettant le décompte des quantités collectées par producteur
(dépistage des regroupements illicites).
Les provisions
sur les dépassements exigibles des producteurs ne peuvent plus désormais
dépasser 40% du paiement mensuel du lait jusqu'à notification définitive du
prélèvement dû.
Les
producteurs doivent conserver pendant trois années civiles pleines le relevé des
quantités livrées. Ces documents peuvent être les bons de livraison ou les
factures comportant un récapitulatif des tournées du mois.
Pour être
agréés, les acheteurs doivent notamment s'engager " d'assurer ou de
garantir le paiement du lait aux producteurs qui lui livrent du lait ".
Quant aux producteurs, il est désormais de leur responsabilité de s'assurer
auprès de leur DDA que leur acheteur est agréé.
Enfin, les
critères de distribution des quantités supplémentaires sont arrêtés " en
vue de contribuer au maintien du plus grand nombre possible d'exploitations
laitières économiquement viables et de favoriser l'adaptation de la filière
laitière ".