Aide
à la Cessation d'Activité Laitière sur la campagne 2007-2008
Pour la nouvelle campagne 2007-2008, un
programme d'ACAL financé sur crédits nationaux pour un montant évalué à plus de
10 M€ a été adopté selon les procédures habituelles de décision (avis des
OPA à l’office de l’élevage, décision ministérielle ensuite) avec un barème
d'indemnités identique à celui de la campagne précédente (0,15 cts d’€ jusqu’à100 000
litres, 8 cts d’€ entre 100 001 et
150 000 litres, 5 cts d’€ entre 150 001 et
200 000
litres, 1 ct d’€ au-delà) .
L'arrêté ministériel qui fixe les
conditions des ACAL pour 2007-2008 comporte un dispositif complémentaire
(expérimenté dans 38 départements l’an dernier) permettant la possibilité dans
les départements qui le souhaitent de transférer sans terre des quotas en
faisant supporter la charge de l’indemnité versée pour des ACAL par les
bénéficiaires de la redistribution des quantités ainsi libérées.
Le dispositif présente les
caractéristiques suivantes :
La date de dépôt des demandes de cessation
d’activité est avancée au 1er juillet 2007. Les CDOA pourront ainsi
se prononcer d’ici à la fin du mois de septembre 2007 en connaissant le volume
potentiellement libérable au niveau du département.
Les imprimés devant être remplis par les
producteurs souhaitant cesser leur activité seront
simplifiés.
Le rôle des CDOA dans la gestion de la
redistribution des références est renforcé.
Il ne remet pas en question la gestion des
quotas " à la française " à laquelle la FNPL, est attachée. Le lien du
quota au foncier, garant de la non-délocalisation des références et de freins
sérieux à un marché totalement libéralisé des quotas, demeure la règle
générale ; le principe d'une pénalisation des dépassements pour financer la
restructuration continue de s'appliquer, ce qui assure le respect de la maîtrise
(adéquation entre l’offre de lait et la demande des entreprises en matière
première) en France.
En clair, le nouveau dispositif
n'intervient qu'en complément des aides à la cessation (ACAL) lorsque les
crédits affectés à une région se sont révélés insuffisants pour faire face aux
besoins de restructuration.
Le nouveau dispositif n'entre
pas en concurrence avec celui des ACAL. Le barème d'indemnisation des
producteurs qui demandent à cesser leur production est le même que celui
appliqué pour les ACAL.