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Par respect pour ses animaux, l’éleveur les nourrit conformément à
leurs besoins : ils sont en bon état corporel.
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Pour que les aliments qu’il distribue ne nuisent pas à la santé de ses
animaux ni à celle des consommateurs, il maîtrise l'hygiène de leur
production, conservation et distribution.
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Pour éviter les erreurs de distribution, il stocke séparément des
aliments destinés aux ruminants et aux monogastriques. Il ne distribue pas aux bovins des aliments destinés à des
monogastriques.
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Pour éviter des contaminations accidentelles, il stocke séparément les
aliments et les produits potentiellement toxiques (engrais, carburants,
phytosanitaires, désinfectants, raticides…). Ils ne sont pas accessibles aux
animaux.
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Conformément à la législation, il n'utilise pas d'activateurs de
croissance.
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Pour leur santé, il assure à ses animaux un abreuvement correct et
conforme à leurs besoins.
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Pour assurer leur traçabilité, il conserve les documents précisant la
nature, la quantité et l'origine des aliments qui viennent de l'extérieur de
son exploitation.
ZOOM
sur l’alimentation des bovins
Etre
éleveur, c’est aussi être agriculteur et produire soi-même l’essentiel de
l’alimentation du troupeau.
Chaque
jour, un bovin adulte consomme de 60 à 80 kg de fourrages et de 50 à 100 litres d’eau. Il
consacre 8 heures par jour à s’alimenter, entrecoupées de période de
rumination.
A la belle
saison, l’alimentation du troupeau est fournie par l'herbe fraîche des
pâturages, un aliment complet et riche en sels minéraux. Certains prés, réservés
à la production de foin, ne seront mis en pâture que lorsque la récolte aura été
effectuée.
D’autres terres sont réservées à la culture
des fourrages : orge, sorgho, luzerne, variétés fourragères de maïs et de
betterave…. qui seront stockés dans une grange ou dans des
silos. Ils serviront, comme le
foin, à l’alimentation du bétail en hiver,
lorsqu’il sera rentré à l’étable. Ce que mange le
bétail pousse principalement sur la ferme. Sous nos climats, il est logique de
produire ces aliments soi-même sans avoir à s’approvisionner à l’extérieur.
Quand
on est éleveur, on cultive nécessairement la terre.
Les
achats effectués à l’extérieur sont essentiellement des compléments destinés à
équilibrer la ration (vitamines, sels minéraux...).
L’éleveur
est très vigilant sur leur composition et leur provenance et un bon de livraison
avec l’origine des matières lui est toujours remis. Il sait donc exactement ce
que mangent ses animaux.
Pour
rappel, les farines de viande et d’os sont interdites dans l’alimentation des
bovins depuis 1990, de tous les ruminants depuis 1994.