La Fdsea de la Somme a demandé par courrier au préfet le déclenchement de
la procédure calamité agricole. Suite à cette requête, le comité départemental
d’expertise, réuni le 29 juin dernier, a décidé d’envoyer une mission d’enquête
sur le terrain.
C’est la procédure qui est habituellement suivie chaque fois qu’un
sinistre est susceptible de constituer des calamités agricoles. Le représentant
du directeur départemental des Territoires et de la Mer, un représentant de la
chambre d’agriculture, deux agriculteurs non touchés par le sinistre sur
proposition des organisations syndicales agricoles dont la Fdsea et un ou
plusieurs experts composent cette mission.
Elle va cerner les cultures touchées, constater l’étendue des dégâts et
adresser un rapport écrit au préfet. En l’occurrence, la mission va enquêter en
priorité dans les bas champs et sables, les terres crayeuses de la vallée de la
Somme et le secteur de Conty.
Ses membres vont estimer si les pertes sont d’au moins 30% (42% pour les
cultures donnant lieu à aides Pac) sur la culture sinistrée et si elles
représentent 13% du produit brut d’exploitation (calculé forfaitairement à
partir du barème départemental).
L’indemnisation n’est accordée que si ces deux seuils de perte sont
atteints. Il faut ajouter à cela que les cultures assurables dans le cadre de
l’assurance récoltes ne peuvent bénéficier du fonds des calamités. C’est
notamment le cas du maïs.
On peut donc penser dans le cas présent que seules les pertes sur l’herbe
pourront être indemnisées.
Le comité départemental d’expertise a donc décidé d’enclencher le
processus de reconnaissance du caractère de calamités agricoles pour les pertes
sur les prairies et en productions fourragères. Mais il faut rester prudent,
compte tenu de la condition du respect des deux seuils de pertes cumulatifs, peu
d’exploitants devraient bénéficier d’une indemnisation. Cette procédure
permettra peut être d’aider certains éleveurs durement touchés par la
sécheresse.