Le revenu de solidarité active
(RSA) est une prestation dont peuvent bénéficier tous les exploitants agricoles
qu’ils soient au forfait ou au réel. C’est ce que nous avons expliqué dans une
précédente édition (AAP du 2 avril), tout en signalant que la Fdsea de la Somme
était intervenu auprès du Conseil général, le responsable de ce dispositif, pour
avancer sur les modalités d’instruction des dossiers spécifiques à
l’agriculture.
L’attribution du RSA aux
agriculteurs pose en fait des difficultés de mise en œuvre en raison des
problèmes liés à l’évaluation des ressources. Afin de résoudre ces difficultés,
une méthode d’évaluation des ressources des exploitants a été définie par la
Caisse centrale de Mutualité sociale agricole, l’assemblée des départements de
France et les organismes professionnels agricoles.
Dans la région, la MSA de Picardie
a proposé d’utiliser cette méthode aux conseils généraux de l’Aisne, de l’Oise
et de la Somme. Ces derniers ont accepté
les propositions de la MSA permettant ainsi de traiter les dossiers RSA d’une
manière appropriée à la situation des exploitants. Concrètement, l’analyse des
dossiers se déroule en deux temps, indique la MSA.
La première étape consiste dans
l’examen d’une condition d’accès au droit. Le revenu de l’exploitant doit être
inférieur à 800 Smic. Ce montant est modulé en fonction de la composition du
foyer ;
La seconde étape vise à déterminer
le revenu disponible de l’exploitant sur le fondement du calcul de l’excédent
brut d’exploitation. Nous reviendrons sur cette question dans notre prochaine
édition avec un cas précis.