Chaque
réglementation comporte son lot de mauvaises langues, et, comme d’habitude,
c’est un peu le dernier qui parle qui détient la vérité… Le nouveau fuel en fait
partie.
Parlons d’abord des dates : les marchands
de peur vous feraient presque croire qu’aujourd’hui même, tout devrait être
opérationnel au GNR (gazole non routier), et, à la limite, vous conseilleraient
d’avoir deux cuves… Il n’en est rien !
Le
GNR sera réellement consommé au 1er novembre prochain, et d’ici là, je ne vois
pas ce qui justifie une telle ébullition. Ensuite, nous sommes assaillis de
publicités nous incitant à changer de cuve. Le GNR ne nécessite pas de nouvelle
cuve, il pose juste la question de la qualité du stockage. Si votre stockage
vous convient, n’en changez pas. Si vous jugez qu’il est peut être encrassé,
vous pouvez le faire nettoyer, et si vous vous voulez en changer, le GNR ne peut
être qu’un prétexte ou une occasion, mais pas une obligation !
Enfin,
j’entends même dire que la Fnsea ne s’y oppose pas. Si tous les marchands de
peur disaient vrai, pensez-vous un seul instant que nous aurions laissé passer
sans réagir une réglementation qui obligerait chaque agriculteur à des ennuis et
à des investissements lourds ? Non, certainement pas !
Le
seul souci de la Fnsea est d’inscrire de façon définitive la défiscalisation du
fuel agricole dans la loi. C’est tout ce qui mobilise le réseau, et d’un point
de vue économique, ce serait une vraie avancée pour nos fermes. Quant à notre
action à la Fdsea de la Somme, elle a été simple : voyant dès l’automne dernier
le bazar s’installer, nous avons communiqué pour expliquer, et précisément pour
éviter la surenchère d’âneries sur le terrain.
Avec
Germa, nous avons "bloqué" des références de prix de cuve ou de nettoyage de
cuve pour éviter là encore les arnaques d’opportunité. Nous avons transmis à
tous nos adhérents la Lettre à l’adhérent de février pour bien repréciser les
réelles obligations, et donner des conseils appropriés selon les situations.
Nous l’avons remise en consultation libre ici.
Méfiez
vous donc de tous les messages négatifs qui vous parviennent. Si faire peur aux
agriculteurs est le lot de certains commerciaux, je vous propose de leur
demander d’écrire et de signer leurs propos… vous verrez alors qu’ils s’y
refusent.