L'assemblée générale de la section avicole de la Fdsea
de la Somme a eu lieu le 13 juin à Amiens sous la présidence de Dominique
Froment, avec la participation de Francis Damay, président du Comité National de
Promotion de l'œuf.
La réunion a commencé par un état des lieux des
différentes filières. En volaille de chair, le marché semble actuellement bien
orienté vers la Belgique. Cependant, les aviculteurs ne comprennent pas
pourquoi, au sein même de l'UE, la réglementation diffère. C'est par exemple le
cas pour l'aliment : les aviculteurs belges ont la possibilité d'intégrer des
graisses et des farines animales au régime alimentaire de leurs poules, ce qui
est interdit en France.
La filière œuf est
en pleine crise. Les producteurs français sont concurrencés par l'Espagne.
La réglementation européenne sur les contrôles sanitaires et le respect des normes
de bien-être n'est pas appliquée par tous les producteurs espagnols. Cela
pousse les entreprises françaises à importer leurs œufs dont le coût est plus
faible, au détriment des œufs français. A l'initiative de Dominique Froment, les aviculteurs
de la Somme et du Pas-de-Calais ont investi deux casseries du nord
de la France pour aller chercher des explications et lancer un cri d'alarme
.
Le débat
s'est orienté logiquement vers le rôle du syndicalisme. "Nous avons la
chance d'être organisés. Il nous faut garder une organisation syndicale pour
pouvoir se défendre
" a rappelé Francis Damay, encourageant les producteurs
à être solidaires et à participer aux différentes réunions relatives à la
réglementation afin qu'ils puissent se faire entendre. Le "bien-être" animal est
plus que jamais d'actualité pour les poules pondeuses mais aussi pour les
volailles de chair avec la préparation d'une nouvelle loi visant à diminuer la
densité des animaux au m2. Francis Damay a rappelé les actions menées par le
CNPO pour défendre les aviculteurs à qui il a demandé de rester
vigilants.
Hélène
Chambellan