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  5/12/2005
  QUESTIONS REPONSES


Marié sous le régime de la communauté, le conjoint est-il solidaire des dettes engagées par l'autre époux ?

Le régime matrimonial est sans incidence sur le paiement des dettes ménagères : les époux sont toujours solidaires à l'exception de dépenses excessives (achat de mobilier, voiture de luxe...).

Lorsque les dépenses concernent l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants, elles engagent toujours les deux époux, même si un seul d'entre eux les a contractées, puisque l'accord de l'autre n'est pas nécessaire. C'est le principe de la solidarité financière qui s'applique quel que soit le régime matrimonial. Sont ainsi visées les dépenses relatives au logement (loyers, assurance, factures d'électricité, d'eau ou de téléphone, acquisition d'appareils électroménagers...), aux enfants (frais de scolarité, de vacances, de cantine,...) et à la vie quotidienne (frais de repas, de santé, ...).

L'impôt sur le revenu, l'isf et la taxe d'habitation engagent les deux époux de la même manière. Pour ce qui est des créances, le paiement peut être réclamé indifféremment, au mari ou à la femme, sans qu'aucun d'eux puisse s'y opposer. Le régime matrimonial n'a également pas d'importance. Ce qui veut dire que les créanciers peuvent saisir, au choix des communs, des biens propres ou les salaires de l'un ou l'autre époux.
S.L.

 
 
Mon propriétaire souhaite reprendre une partie de la pâture qu'il me loue afin de faire construire une maison d'habitation pour son fils. En a-t-il le droit, sachant que je ne suis pas en fin de bail ?
 
 
En vertu de l'article L 411-57 du code rural, votre propriétaire est en droit de reprendre une surface déterminée pour construire une maison d'habitation. Cependant, cette faculté de reprise n'est accordée que pour lui-même ou l'un des membres de sa famille jusqu'au 3ème degré inclus.
 
 La surface qu'il peut alors reprendre est déterminée par arrêté préfectoral. Toutefois, si un Plan Local d'Urbanisme (PLU) rendu public, ou tout autre document qui en tient lieu, requiert une surface supérieure à celle fixée par l'arrêté pour la construction d'une maison d'habitation, la reprise pourra être exercée sur la surface déterminée par le document d'urbanisme.
 
Dans  ce cas, votre bailleur devra vous signifier un congé 18 mois avant la date d'effet de la reprise, qui ne sera valable, que sur justificatif de l'obtention d'un permis de construire. A noter aussi que ce type de reprise n'est possible qu'une seule fois durant le bail initial ou ses renouvellements successifs.

Source : FNSEA
Theme : Autre

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