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  5/26/2005
  LA SCI : UNE FORMULE A LA MODE

DROIT : Les avantages que peut procurer aujourd'hui la constitution d'une Société Civile Immobilière

Qu'est ce qu'une SCI ?
La société civile immobilière, formule moderne de gestion de patrimoine, est une personne morale dont la vocation est d'acquérir et de gérer un patrimoine immobilier. Elle procure un certain nombre d'avantages sans toutefois en faire une panacée. La société nécessite au moins deux personnes, son activité est civile. Il s'agit d'une société simplifiée, avec la tenue d'une comptabilité simplifiée, contrôlable à tout moment par l'administration. Le gérant doit réunir les associés en assemblée générale ou les consulter et leur remettre un rapport écrit avec comptes à approuver. Son fonctionnement est régi par des statuts qui contiennent toutes les dispositions propres à sa bonne marche, à savoir : règles de majorité, nomination et révocation des gérants, transmission de parts sociales...
L'associé gérant désigné s'occupera des affaires courantes. On pourra même fixer une somme jusqu'à laquelle il pourra agir librement. Les associés ne bénéficient pas d'une limitation de responsabilité. En cas de difficulté financière de la société, ils sont tenus des dettes de la SCI sur leurs biens personnels de manière indéfinie et en proportion de leur part de capital.
 
 
Pourquoi constituer une SCI ?
La mise en place d'une SCI répond à des besoins d'organisation du patrimoine, tant sur le plan privé que professionnel. Dans cette seconde hypothèse, le chef d'entreprise cherche à protéger son patrimoine immobilier en le dissociant de son activité professionnelle. Le recours à ce mode de  société peut aussi répondre à une volonté de réduire les prélèvements sociaux et fiscaux et se protéger en cas de faillite. La SCI n'exonère pas des droits de succession et des impôts comme certains le pensent mais elle permet de les réduire. C'est surtout en matière de transmission du patrimoine que l'intérêt de la SCI s'illustre le plus efficacement, et ce de trois manières.

- La constitution d'une SCI permet aux héritiers ou aux donataires d'éviter les inconvénients d'une indivision. Posséder des immeubles en commun n'est pas une chose facile et peut se révéler source de litiges. La SCI, par ses statuts, fixe la règle du jeu entre les héritiers et représente un cadre juridique qui permet l'exploitation durable des immeubles détenus en commun. Et cela permet de répartir le revenu entre chacun en toute transparence. En indivision un héritier peut contraindre les autres à vendre le patrimoine. En SCI, il peut quitter la société en vendant seulement ses parts.
- La transmission des parts d'une SCI peut être réalisée progressivement. Cette faculté de transmission progressive permet d'optimiser les abattements de 50 000 euros applicables aux descendants. Par exemple, les parents créent une SCI où les enfants sont minoritaires. La société achète plusieurs appartements avec l'aide d'emprunts. Les parents donnent ensuite  aux enfants avec réserve d'usufruit pour continuer à toucher les revenus. Pour les droits de donation perçus après abattements, la valeur des parts sera estimée après déduction du passif, donc de l'emprunt. Ce ne serait pas possible avec une donation hors SCI. Pour ce cas, il conviendra de laisser passer quelques années entre la création de la société et la transmission des parts, sinon l'administration pourrait requalifier la transaction en donation ordinaire.
- Les concubins ou les pacsés peuvent se protéger en achetant un logement en SCI et en se cédant mutuellement l'usufruit de leurs parts. Au décès de l'un, l'autre possédera la nue propriéte de sa moitié et l'usufruit de la seconde moitié. Il ne peut donc être mis à la porte. Comme les héritiers du défunt conserveront une moitié en nue propriété, une clause pourra prévoir la possibilité pour le survivant de l'acheter en priorité. Par contre, la SCI n'a aucun intérêt pour les couples mariés car la nouvelle loi garantit les droits de l'époux survivant.
 
Quel est le régime fiscal de la SCI ?
Sur ce plan la SCI n'innove pas. Son régime fiscal est celui des sociétés de personnes et les règles qui lui sont applicables sont identiques à celles que connaissent les particuliers, notamment celle des revenus fonciers. Chaque associé est personnellement imposable sur sa part dans les résultats de la SCI qu'ils soient distribués ou non.
En dépit de son cadre juridique souple la SCI ne doit pas être adoptée à la légère et mérite réflexion avant sa constitution : notamment, quel montant effectuer au moment de l'apport, doit-elle emprunter ou faire des apports en compte courant, etc...
Stéphane LEFEVER  Fdsea 80

Source : FNSEA
Theme : Autre

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