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  5/12/2005
  DECLARATION DE REVENUS : LES ERREURS SONT SANCTIONNES

FISCALITE : En cas d'erreur dans votre déclaration de revenus, l'administration est en droit de vous notifier un redressement

Si l'administration vous redresse suite à une erreur ou une omission, le rappel d'impôt sera égal à la différence entre celui normalement dû et celui effectivement payé. A cela s'ajoutent des pénalités dont le montant varie en fonction de la faute commise dans la déclaration.
 
Défaut de déclaration ...
Le défaut ou le retard de déclaration est sanctionné par un intérêt de 0,75 % par mois dont le décompte est réalisé à partir du 1er juillet de l'année de la déclaration jusqu'au dépôt spontané de la déclaration ou lors de la notification de redressement. Si la déclaration fait suite à une cessation d'activité ou à un décès, le délai commence à courir au premier jour du quatrième mois qui suit celui la date normale de dépôt.
A ces intérêts de retard s'ajoute une amende dont le montant, exprimé en pourcentage de l'impôt normalement dû, est de :
- 10% si la déclaration est déposée spontanément ou dans les trente jours de la mise en demeure ;
- 40 % si la déclaration est déposée au delà des trente jours ;
- 80 % si la déclaration n'a pas été déposée dans les trente jours d'une seconde mise  en demeure.
Dans la cas, où la déclaration de revenus n'est pas déposée après mise en demeure, l'administration est en droit de taxer d'office le revenu imposable en fonction des éléments en sa possession.
 
 
Omissions ou insuffisances...
 - Si le contribuable est de bonne foi, ce qui est le cas le plus fréquent, outre le règlement de l'impôt normalement dû, s'ajoute des pénalités de retard calculés au taux de 0,75 % par mois, soit 9 % par an. Le point de départ du calcul des intérêts pour l'impôt sur le revenu se situe au 1er juillet de l'année suivant celle du revenu concerné jusqu'au dernier jour du mois d'envoi de la notification de redressement.
 
Exemple : suite à une notification de redressement, le contribuable doit verser un complément d'impôt de 2 000 e sur les revenus de 2002, envoyée le 15 décembre 2004. Il s'écoule 18 mois entre le 1er juillet 2003 et le 31 décembre 2004. Les intérêts de retard à payer sont : 2 000 e x 18 x 0,75 % = 270 e soit 13,5 % du redressement.
Ces intérêts ne seront pas appelés lorsque l'omission ou l'insuffisance n'excède pas le vingtième du revenu imposable qui aurait du être déclaré.
 
 
Exemple : l'administration redresse un contribuable d'un montant de 800 e, pour un revenu déclaré de 20 000 e, le revenu total normal est 20 800 e. L'erreur représente 3,84 % (800/20 800), elle est inférieure au vingtième du revenu, dans ce cas, aucune  pénalité de retard sera appliquée, mais seulement le paiement complémentaire d'impôt de 800 e.
 
- Si le contribuable est de mauvaise foi, ce sera à l'administration fiscale d'en apporter la preuve. Elle est souvent retenue en cas de récidive de la part du contribuable. Celui-ci devra payer le complément d'impôt prévu dans la notification de redressement, les pénalités de retard et une pénalité de 40 % .
Dans le cas, où le contribuable fait preuve de manœuvres frauduleuses ou d'abus de droit, le taux de 40 % est porté à 80 % (fausses factures, etc).
 
 
Autres déclarations...
En ce qui concerne les déclarations de successions, la pénalité de 10 % ne s'applique qu'à partir d'un an après le décès et celle de 40%, 90 jours après la première mise en demeure.
Toutefois, les intérêts de retard se calculent dés l'expiration du délai légal de six mois après le décès.
Pour l'ISF ou les droits de succession, l'absence de paiement dans les temps est sanctionnée par des intérêts de retard et une majoration de 5 %.
 
Les recours contre les majorations.....
Il est très difficile de faire annuler les pénalités de retard, l'administration les considèrant comme " normales " sauf dans le cas d'une erreur de sa part. Par contre, les majorations de 10 %, 40 % ou 80 % peuvent faire l'objet de remise gracieuse auprès du service des impôts. Il peut-être fait sous la forme d'une simple lettre sur papier libre. Cette remise des majorations est souvent subordonnée à l'engagement du contribuable de ne pas contester le montant de l'imposition.
Stéphane LEFEVER - Fdsea 80
 
Nouveau
Le ministère des finances veut ramener les intérêts des pénalités de retard à 6 % (actuellement de 9 % par an). Cette mesure serait présentée dans le projet de loi de finances pour 2006.

Source : FNSEA
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