Lors de la réunion de la commission environnement
commune entre la Chambre d'Agriculture et la Fdsea le 26 avril dernier, Vincent
Démarest, président de cette commission, a présenté le projet d'arrêté
restreignant l'irrigation dans le département. Il faut rappeler que
l'administration a constitué un comité de suivi de la sécheresse et qu'à cette
occasion, la Chambre d'Agriculture avait été consultée ainsi que des
collectivités et les principales administrations concernées. Ce comité a
déterminé une carte de risques par secteur. 6 secteurs ont été définis suivant
le niveau d'eau des rivières et la hauteur d'eau des nappes. Sur ces
secteurs, quatre seuils sont fixés avec des degrés différents de limitation de
l'usage de l'eau. Le premier seuil "vigilance" n'entraîne pas de restriction. Le
deuxième seuil "alerte" implique une réduction de 25% des volumes accordés par
la gestion volumétrique et une interdiction d'irriguer le dimanche de 10h à 19h.
Le troisième seuil "crise" entraîne une réduction de 50% sur le volume accordé
et une interdiction d'irriguer le samedi et le dimanche.
L'administration a déjà indiqué que la
situation est préoccupante dans trois secteurs du département. Il s'agit des
secteurs 2, 3 et 5 .
Un volume d'eau à
gérer sur la campagne
Le projet d'arrêté rédigé par la Ddaf a été
soumis à l'avis de la profession. Le texte est depuis un mois en négociation
(voir AAP du 8 avril dernier), la profession estimant qu'il ne prenait pas
en compte le système de gestion volumétrique appliqué en 1998 dans le
département. Ce système avait été mis en place suite à l'arrêté sécheresse de
1997 qui avait brutalement interdit l'irrigation de certaines cultures et
l'irrigation le week-end. Face à cette situation, la profession avait décidé de
réagir et d'anticiper en proposant des mesures concrètes à l'administration.
Cette démarche de gestion volumétrique permettait aussi de montrer au grand
public que les agriculteurs font preuve de responsabilité en prenant des mesures
pour optimiser l'irrigation. Le principe de la gestion volumétrique est le
suivant : chaque irrigant déclare ses cultures et surfaces à irriguer pour
l'années, le volume d'eau est attribué en fonction des besoins des plantes et
sur la base d'une année sèche, l'addition des volumes et des surfaces donne à
l'irrigant un volume global à gérer sur la campagne.
Modulation du volume
attribué
Après négociation avec la profession, l'administration
accepterait de prendre en compte la gestion volumétrique qui serait toutefois
aménagée sous la forme d'une modulation du volume attribué suivant le mois
d'irrigation.
Nous y reviendrons plus en détail lorsque l'arrêté sera
pris.
Odile Dalle