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  3/17/2005
  AU MINISTERE, LES ENDIVIERS PLAIDENT POUR UN SOUTIEN A LEUR FILIERE EN DIFFICULTE

ENDIVES : Reçus au ministère à l'initiative d'Alain Gest, les endiviers en tant qu'employeurs de main d'oeuvre, ont fait part de leur besoin de soutien pour surmonter la crise.

Une délégation du syndicat des producteurs d'endives de la Somme composée de Patrick Plotin, président, de Bénédicte Frassaint et Olivier Darras, membres du bureau et Roger Rigolle s'est rendue au ministère de l'agriculture le 9 mars pour une rencontre avec Mme Halley des Fontaines, conseillère auprès du ministre.
 
Un rendez-vous organisé par Alain Gest, député de la Somme, qui fait suite à la recommandation que lui avait faite Dominique Bussereau lors de sa visite dans notre département en février (voir AAP du 11/2/05). Cette délégation était complétée par Christian Cuvelier et Jean-Marie Constant, respectivement président et directeur de la FNPE et par Angélique Delahaye et Bruno Scherrer respectivement, présidente et directeur de la FNPLégumes.
 
Patrick Plotin a rappelé ce qui avait été dit au ministre lors de sa venue dans la Somme à savoir que "la majorité des producteurs d'endives situés dans le bassin de production du nord de la France est en sursis c'est-à-dire en situation précaire, à la merci de la moindre augmentation des charges et du moindre fléchissement du marché". La main-d'œuvre représente 30 à 40 % du coût de production ; c'est une main-d'œuvre peu qualifiée qu'il a fallu former sur place mais qui n'est fidèle qu'à 50 % en moyenne. Sans tenir compte de l'impact de la réduction du temps de travail et de l'augmentation de 32,6% du Smic en dix ans, ce qui a généré une augmentation de 44 % du poste main-d'œuvre alors que sur la même période le coût moyen réel de la production n'a augmenté que de 13 % grâce aux efforts considérables des producteurs pour maîtriser leurs coûts, a expliqué en substance Patrick Plotin.
 
Aujourd'hui, les endiviers ont besoin de soutien pour surmonter la crise d'autant que des charges nouvelles sont apparues. Le ministère doit trancher par rapport à la remise en cause de certains allègements de charges par la Caisse centrale de Msa. Il doit intervenir dans l'application de la cotisation solidarité que les endiviers en tant qu'employeurs ne rejettent pas mais demandent qu'elle soit équitable. Depuis le 1er juillet 2004, ils s'en acquittent alors que leurs salariés ne seront peut-être plus présents dans l'entreprise le jour de la Pentecôte la saison étant terminée et ne participeront donc pas à cet effort de solidarité.
 
Les endiviers demandent également davantage de souplesse pour gérer le temps de travail de leurs salariés. Il faut parfois changer plusieurs fois de conditionnement au cours d'une même journée, ce qui demande des accommodements dans l'organisation du travail. Pour cela, il faudrait pouvoir faire varier les horaires de travail des saisonniers à temps partiel. Or, la modulation du temps de travail pour ce type de contrat, tolérée pendant quelques années, a été remise en cause alors qu'elle est autorisée pour les contrats saisonniers à temps plein. Il faudrait aussi rendre plus attractif aux salariés le Cdi intermittent qui, pourtant, les "sécurise".
 
Enfin, les endiviers de la Somme bénéficiaires d'une enveloppe d'aide pour la consolidation de leurs annuités d'emprunts ont demandé l'équité pour l'ensemble des producteurs du même bassin de production. Sur ce point, Mme Halley des Fontaines a bien fait comprendre qu'il n'y aura pas de rallonge. Cette dernière doit adresser un courrier à Alain Gest à la suite de cette visite. Celui-ci s'est engagé à en transmettre le contenu à Patrick Plotin dès réception.
 
Patrick DESMEDT

Source : FNSEA
Theme : Autre

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