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    Actualités / 2002-2007 / 2005 / Février
 
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  2/10/2005
  TROP DE PAPERASSES, MONSIEUR LE MINISTRE !!!!

RENCONTRES : Mardi 8 février, Dominique BUSSEREAU s'est rendu chez Bernard MANCAUX , agriculteur éleveur laitier à Fluy, dans le canton de MOLLIENS DREUIL;

En présentant son exploitation, Bernard Mancaux a interpellé le ministre sur les difficultés rencontrées par les éleveurs laitiers : en 2000, il a dû faire abattre son troupeau suite à un cas de tuberculose. L'aide de l'Etat pour remonter une étable était alors moitié moindre de celle allouée dans des cas d'ESB. Une différence de traitement qui a mis à mal le développement de son exploitation  et qui traduisait déjà le manque de cohérence des soutiens financiers de l'Etat à son agriculture.
 
Sujet que n'a pas manqué de compléter Vincent Démarest, secrétaire général de la Fdsea, qui a cité au ministre quelques chiffres propres à la Somme : une dizaine de dossiers d'aide directe laitière, quarante éleveurs de vaches allaitantes qui sont toujours en attente du règlement des dossiers déposés avant le 30 juin 2004 (Jean-Michel Serres, président de la Fdsea et Philippe Fourdrin, président de la section bovine ont d'ailleurs alerté Yves Berger, directeur de l'Ofival sur ce sujet précis), et enfin 150 dossiers CTE qui seront restés en suspens depuis septembre 2004. "Cette situation est inadmissible ", a commenté Vincent Démarest, appuyé dans ce sens par Jérôme Bignon, député de la 3ème circonscription, qui avait été alerté en ce sens lors de l'assemblée générale des cantons de Gamaches et de Oisemont.
 
 
Bernard Mancaux a également salué l'implication et la part active de son salarié dans la reconstruction de son outil. A ce sujet, il a déploré le plafond d'heures supplémentaires prévu dans la loi des 35 heures, et a plaidé pour une réévaluation sensible de ce plafond, une mesure qui serait appréciée particulièrement dans le secteur de l'élevage. Dominique Bussereau s'est bien évidemment retourné vers Jérôme Bignon, pour qui l'après-midi allait être consacrée à l'examen du projet de réforme des 35 heures, à l'Assemblée nationale.
 
Trop de paperasses !
Bernard Mancaux a ensuite fait part du désarroi de la profession devant la mise en place de la conditionnalité des aides, avec une réglementation et une paperasserie en croissance permanente.
D'ailleurs, il a présenté au ministre l'ensemble des documents qu'il a à remplir chaque année sur son exploitation. Message reçu par le ministre, qui a réaffirmé son attachement à une simplification profonde des dossiers agricoles et une mise en place intelligente de la réforme de la PAC.
 
Pour le développement de la filière laitière, du moins le renforcement de sa compétitivité, Philippe Mabille, président de l'Uplp a insisté sur l'urgence pour les éleveurs de pouvoir créer des sociétés laitières. "La mise en place de ce dispositif est d'autant plus attendue qu'elle pourrait être intégrée aux projets de Pmpoa 2, et du plan Bâtiment ", a souligné Martine Letellier, président de l'EDE, appuyée par Daniel Roguet, président de la Chambre d'Agriculture. Ce dernier a déploré que l'Etat ait brisé la dynamique du Pmpoa 2 et attribué à cette cassure les hésitations des éleveurs à s'engager dans le Pmpoa 2.
Les inquiétudes des jeunes
 
Enfin, Olivier Thibaut, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs, a attiré l'attention du ministre sur les inquiétudes grandissantes pour l'installation des jeunes : en effet, la prise en compte des droits à paiement est complexe dans les études prévisionnelles d'installation. Par ailleurs, les attributions de quota laitier après la réforme doivent, selon les Jeunes Agriculteurs être accompagnées de DPU pour se situer au même niveau qu'avant le découplage de l'aide directe laitière .
 
 
Enfin, Olivier Thibaut s'est inquiété du devenir des prêts bonifiés, de la possibilité pour les jeunes de s'installer progressivement au sein d'une société, ou de revendre du matériel dans les cinq ans si celui-ci a été financé par un prêt bonifié , ces deux derniers points étant remis en cause depuis janvier 2005.
 
Le ministre s'est montré compréhensif des problèmes exposés, tout comme les membres du cabinet présents qu'il a chargé d'approfondir les sujets en suspens.
François Magnier
 
 
 

 

Bernard Moncaux, agriculteur à Fluy, illustre sur son exploitation les problèmes de l'élevage. Dominique Bussereau est accompagné de gauche à droite par Fanny Argaud, chef du service production et économie agricoles à la Ddaf, Fabienne Specq, directrice déléguée de la Ddaf, Olivier Thibaut secrétaire général des JA et Jérôme Bignon député de la Somme.


Source : FNSEA
Theme : Autre

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