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    Actualités / 2002-2007 / 2005 / Février
 
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  2/10/2005
  LES REPONSES DE DOMINIQUE BUSSEREAU


Suite aux sollicitations et interrogations formulées par Jean-Michel Serres, président de la Fdsea et Vincent Démarest, secrétaire général, lors de deux visites de fermes, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, a répondu point par point. En voici l'essentiel.
 
Relations avec la grande distribution
= Un coefficient multiplicateur pour les légumes
Le ministre s'est félicité de l'introduction d'un coefficient multiplicateur entre le prix d'achat et le prix de vente des fruits et légumes en période de crise et ce dans le cadre de la loi sur les territoires ruraux.
 
= Une réforme de la loi Galland
Conduite par Hervé Gaymard, ministre des Finances et Christian Jacob, ministre des PME et du commerce, cette réforme devrait permettre de modifier les rapports avec la grande distribution. Cette réforme est annoncée pour l'été.
 
= La future loi d'orientation
Selon D. Bussereau, des mesures pourraient être prises afin de rééquilibrer les forces entre les agriculteurs et leurs acheteurs.
 
Allègement des charges
La future loi d'orientation devrait intégrer selon le ministre de l'Agriculture un certain nombre de mesures visant l'allègement des charges.
 
Surréglementation
Dominique Bussereau s'est déclaré surpris, lors de son arrivée au ministère, des ajouts de la réglementation française par rapport à l'européenne. "On est allé trop loin et je souhaite que l'on revoit cela" a-t-il ajouté.
 
Gestion de crises
Le ministre a reconnu qu'on manquait d'outils... d'autant que la commission européenne n'apportait pas d'indications utiles. Une raison de plus pour insister auprès de Bruxelles afin de pouvoir disposer d'un vrai dispositif de gestion de crise.
 
Equarrissage
L'engagement du premier ministre de ne pas faire payer les éleveurs tient toujours, a rappelé Dominique Bussereau qui par ailleurs s'est engagé à trouver avec le ministère des Finances une solution définitive avant l'été.
 
Conditionnalité des aides PAC
Avec l'accord de Bruxelles, la conditionnalité sera appliquée d'une manière souple, les anomalies mineures ne donneraient pas lieu à pénalitées. Pour les contrôles, il a demandé à ce que "les choses se fassent de manière intelligente". Les Ddaf doivent "s'organiser pour que l'exploitant n'ait pas à recevoir une quinzaine de contrôleurs différents".
 
Droits à paiement unique
"Nous étudions comment nous pouvons simplifier et assouplir, notamment pour les JA et les retraités. Et faire en sorte que la ferme France ne perde pas de droits". Pour ce faire, le ministre a annoncé que des groupes de travail sont mis en place, ce qui retardera d'environ trois mois l'envoi aux agriculteurs des questionnaires sur les mutations foncières intervenues depuis 2000. L'objectif, a rassuré D. Bussereau, est d'assurer le maximum d'aides en évitant des droits gelés.
 
Endives
Le problème de la main d'œuvre saisonnière fait l'objet d'une mission sur sa compétitivité. Une aide à la trésorerie est à l'étude avec l'Oniflor. Les coefficients multiplicateurs (voir ci-dessus) pourraient concerner les endiviers. Enfin, Dominique Bussereau a conseillé à Patrick Plotin d'organiser une réunion de travail avec le député Alain Gest, avant de le rencontrer à nouveau au ministère.
 
Pommes de terre
Concernant l'octroi de DPU aux producteurs arrêtant durablement la production de pommes de terre, le ministre n'a pas caché qu'il ne s'agissait pas "d'une affaire facile" ! "On est en train d'étudier cette demande a-t-il ajouté quelque peu circonspect... Sur les autres sujets (soutien aux campagnes promotionnelles et mesures fiscales) il est resté assez vague, se contentant d'indiquer : "on regarde comment on peut faire pour soutenir l'export et pour améliorer les dotations pour aléas (DPA) et dotations pour investissements (DPI).
 
Safer
"On a besoin plus que jamais des Safer" a répondu le ministre en précisant que dans la future loi d'orientation, leur rôle restera important... tout en simplifiant les procédures.
 
Sociétés laitières
Suite aux propositions de la Fdsea de la Somme, portées par Marcel Deneux, une proposition de décret sera étudiée lors du conseil Onilait du 17 février prochain ; il faudra par la suite attendre une validation en conseil d'Etat. L'aboutissement de cette procédure serait une application possible vers la fin du 1er semestre 2005.
 
PMPOA - plan bâtiment
Si D. Bussereau est sceptique sur la possibilité d'un report de la date limite de signature des projets PMPOA (31 décembre 2006), il se dit désireux d'en simplifier davantage le montage. Par ailleurs, conscient de la diminution des financements entre le PMPOA 1 et PMPOA 2, il renvoie les éleveurs sur le plan bâtiment pour financer la partie relative à la modernisation dans leurs projets.

Source : FNSEA
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