Il est vrai que lors du traditionnel rendez-vous mensuel avec les
organisations agricoles, le 1er février, le ministre de l'Agriculture s'était
montré relativement ouvert aux demandes de la Fnsea. Il a bien entendu été
question des Droits de paiement unique, les fameux DPU sur lesquelles Dominique
Bussereau a reconnu le bien fondé des remarques de la Fnsea. Pour
notamment que ces DPU "soient utilisés en priorité pour les exploitants en
place" ainsi que le lui a rappelé Jean-Michel Lemétayer. Pour y voir plus
clair, le ministre a proposé la création de groupes de travail associant la
profession sur le problème des retraités, l'abondement et la gestion de la
réserve nationale ainsi que les voies et moyens d'éviter des pertes de DPU. Ce
n'est qu'à l'issue de ces travaux, qu'une simulation des droits pourra
être faite et transmise aux agriculteurs. C'est à dire au mieux à l'été, et non
dans les semaines qui viennent comme cela était initialement prévu.
A Amiens, le 7 février, Dominique Bussereau a précisé que "cette démarche conduit à décaler le calendrier
intitalement prévu". Les notices et les références
historiques seront reçues par les agriculteurs avant la fin
juin 2005. Ce qui fait dire au ministre que les agriculteurs pourront
actualiser leur situation auprès de la Ddaf durant tout
le second trimestre 2005.
Selon le président de la Fnsea, le ministre s'est
également montré attentif à la mise en place de la conditionnalité des aides.
"Les actions sur le terrain et le mécontentement des paysans ont été
entendus", a observé Jean-Michel Lemétayer.
Outre le fait que les anomalies mineures ne seront pas
sanctionnées, le ministre a proposé la création
d'un guide du contrôleur ainsi que la mise en place d'une formation pour les
personnels, la désignation d'un correspondant "contrôles" dans chaque Ddaf, la
mise en œuvre d'un groupe de travail sur les questions bovines ainsi que la mise
en place d'une commission départementale de
conciliation.