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  11/25/2005
  PRAIRIES PERMANENTES : LA POSSIBILITE DE RETOURNEMENT PERDURE EN 2006

PAC : La surface en priaires permanentes a augmenté en France entre 2003 et 2005

La réforme de la PAC a instauré pour les Etats membres l'obligation de maintenir les surfaces en prairies permanentes.
 
En France, cette disposition est rentrée dans les Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE), et fait donc partie des mesures visées par la conditionnalité des aides. La première étape de la mise en place de cette obligation s'achève : il s'agissait de déterminer avec précision la part de la SAU française que représentaient les prairies permanentes lors des déclarations PAC 2005.
 
Ont été comptabilisées à cet effet les prairies permanentes déclarées en 2003, et les nouvelles déclarées en 2005, en requalifiant notamment les prairies temporaires de plus de 5 ans comme prairies permanentes. L'évolution des surfaces en prairies permanentes, si elle avait été négative entre 2003 et 2005 aurait pu amener le Ministère de l'Agriculture à prendre des mesures de réimplantation. Or, les chiffres provisoires établis par l'ONIC traduisent une augmentation sensible de la surface en prairies permanentes entre 2003 et 2005. Compte tenu cette évolution, on peut toujours procéder au retournement des prairies permanentes en 2006.

Pour ce faire, et ne pas encourir de pénalités au titre de la conditionnalité des aides, il faut retirer auprès de la Ddaf de la Somme le formulaire de déclaration de retournement. Celui-ci vous permettra de motiver votre choix.
 
Notons que les retournements pour transfert d'éligibilité (par ex : retourner une prairie permanente au loin pour réimplanter la même surface à proximité du corps de ferme) ne posent toujours aucun problème.

La part des prairies permanentes dans la SAU française est donc proche de 29,73% pour 2005. Ce ratio constitue une base de comparaison pour l'avenir.
Dorénavant, le même ratio sera recalculé chaque année, et c'est son évolution qui engendrera ou non des limitations du retournement des prairies permanentes, voire des réimplantations.
 
Globalement, il faut retenir que c'est seulement si le ratio diminue de plus de 5% qu'il peut y avoir un encadrement plus strict des retournements.
Pour l'heure, donc, 2006 n'amènera aucun changement par rapport à 2005.   
 
 
François Magnier
 
 

Source : FNSEA
Theme : Autre

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