MOLLIENS DREUIL : AGIR POUR NE PAS SUBIR
!
L'assemblée générale du canton de Molliens-Dreuil s'est tenue le 18 janvier
sous la présidence de Thierry Poiret. Après avoir évoqué les sujets d'actualité,
il a présenté les nouveaux services qui seront proposés aux adhérents dans les
prochaines semaines ainsi que la réforme des statuts et la répartition des
cantons par animateurs.
La matinée a essentiellement été consacrée à la
réforme de la PAC : conditionnalité et DPU.
Après
le repas, Thierry Poiret a présenté les nombreux groupes de travail existant
dans le secteur, sur le traitement des déchets agricoles, le service de
remplacement local, ou encore la diversification des exploitations
. Le débat s'est ensuite porté sur le
développement des biocarburants. Que ce soit l'obligation européenne
d'incorporer 5,75 % de biocarburants en 2010 ou l'engagement du gouvernement
français de tripler la production d'ici 2007, l'avenir paraît prometteur. Des
aides aux cultures énergétiques hors jachères d'un montant de 45 E/ha vont
également inciter les agriculteurs à augmenter leurs surfaces de cultures
industrielles.
La
réunion s'est poursuivie avec la présentation par l'Ocea des évolutions
possibles des exploitations face à la nouvelle PAC. Il faudra veiller à ne pas
abandonner trop vite certaines productions, notamment les semences de graminées
fourragères, en raison des évolutions possibles dans les prochaines années. Pour
les élevages laitiers, la principale baisse du revenu sera due à l'évolution
négative du prix du lait. Des réductions de charges sont encore possibles pour
compenser cette baisse, notamment sur le coût alimentaire. Chez les céréaliers,
la principale baisse de revenu viendra de la modulation et des prélèvements de
3% en 2005, 4% en en 2006 puis 5% les années suivantes. Il faudra donc faire
encore des efforts sur les coûts de mécanisation grâce aux Cuma, à la
copropriété ou encore en optimisant son parc matériel.
Les
intrants sont le deuxième poste qui peut être amélioré. La profession doit donc
anticiper et trouver des solutions pour ne pas perdre ses revenus, et ceci ne
pourra se faire qu'à l'aide des organisations professionnelles
agricoles. Arnaud Boitel
AULT ET SAINT VALERY : LA DDA AU RENDEZ-VOUS
L'assemblée générale des
cantons de Ault et Saint Valery s'est tenue le 17 janvier à la salle des fêtes
de Vaudricourt, sous la présidence de Yves Leclerc et de Régis Brunet, avec la
participation de Jean-Michel Serres, président de la Fdsea.
Une quarantaine d'agriculteurs se sont
déplacés pour se retrouver et débattre des sujets d'actualité. La matinée a
débuté avec l'intervention de Christian Lesenne, de la Chambre d'Agriculture,
venu présenter l'association Syner-Ouest qui se charge de développer en Picardie
Maritime des projets source de valeur ajoutée. Parmi les actions en cours, le
développement du tourisme rural, Synerbat 80 (rénovation des bâtiments), le
lancement de la baguette de pain Avocette fabriquée de façon artisanale à partir
de blé produit, stocké et broyé en Picardie Maritime.
Pour clore la matinée, les présidents cantonaux ont
demandé à Fanny Argaud, de la Ddaf, et à sa collègue Caroline Lobel, d'exposer
le cas des bandes enherbées dans les Bas-Champs. Les agriculteurs ont ainsi pu
faire part de leurs questions et de leurs inquiétudes sur le sujet.
Après le repas, trois agriculteurs ont emmené les deux
représentantes de la Ddaf sur le terrain pour qu'elles puissent se rendre compte
concrètement du problème des bandes enherbées dans les
Bas-Champs.
Par exemple, que faire lorsque la carte IGN indique un trait bleu
plein, et que le cours d'eau est inexistant sur le terrain ? De plus, les
agriculteurs ont montré que les parcelles cultivées en Bas Champs sont de très
petites tailles. La représentante de la Ddaf a pu se rendre compte qu'après mise
en place de la bande enherbée, cela ne vaut plus la peine de cultiver la
parcelle tellement sa taille est réduite.
Fanny Argaud et Caroline Lobel ont
bien pris bonne note de tous ces problèmes, garantissant qu'ils seraient
examinés dans les bureaux.
L'assemblée s'est poursuivie par la présentation des droits
à paiement unique, ce qui a suscité beaucoup de questions. D'autre part Thibaut
Henocque, vice-président des JA, a fait part de
l'inquiétude des
exploitants vis-à-vis de la délocalisation de la production de carottes et de
salsifis par Bonduelle et du devenir des DPU sur ces surfaces.
Hélène Chambella
PICQUIGNY : REFLEXIONS
SUR L'ACTION SYNDICALE
L'assemblée cantonale de
Picquigny s'est déroulée le 18 janvier à Crouy. Une trentaine de personnes se sont retrouvées sous la
présidence de Bernard Longuet.
L'assemblée a débuté par l'intervention de Xavier
Théron, président de la commission communication et membre du bureau de la
Fdsea. Celui-ci a rappelé à l'assemblée que la communication est tournée vers
les citadins et les consommateurs. Il a également dressé un bilan des projets
menés par cette commission, notamment la préparation de la Fête de la Nature en
centre ville d'Amiens.
Le débat s'est ensuite ouvert sur la communication des professionnels
envers l'administration : comment et par quels moyens faire passer les messages
de mécontentement ?
L'action syndicale a donc été au cœur du sujet : entre
manifestations et rencontres avec les députés ou l'administration, chacun a
avancé ses arguments sur la façon de réagir face aux nombreuses mesures imposées
par la nouvelle PAC. Jean-Michel Serres, président de la Fdsea, a rappelé
l'importance de la mobilisation lors d'un appel à la manifestation. En effet,
l'efficacité et la pertinence d'une telle action syndicale réside dans la
motivation des professionnels. Il faut, lors des manifestations qu'il y ait le
plus de monde possible. Dans le cas contraire, la crédibilité des revendications
devant l'administration est plus que compromise.
Pour terminer l'après-midi, les questions sur la
conditionnalité et les Droits à Paiement Unique ont été nombreuses. Les
agriculteurs s'impatientent de recevoir leur notification de DPU par la
Ddaf.
De nombreuses interrogations demeurent également sur le sort des
prairies permanentes et des bandes enherbées.
Les
discussions se sont ensuite prolongées autour du traditionnel verre de l'amitié.
Hélène Chambellan
CONTY : UNE MATINEE DANS UNE EXPLOITATION AVEC UN
DEPUTE
L'assemblée générale du
canton de Conty s'est tenue le 24 janvier sur l'exploitation de Françoise Kubiak
à Luzières, sous la présidence d'Etienne Thouret, avec la participation de Vincent Demarest, secrétaire de la Fdsea et d'une trentaine
d'agriculteurs.
La matinée a débuté avec la visite d'Alain Gest.
Le député de la Somme a pu se rendre compte que les agriculteurs ont du mal
à se retrouver dans les nombreux papiers à tenir à jour et déclarations à
remplir pour satisfaire à la réglementation.
Et ce d'autant plus que le canton est en zone
vulnérable. Les agriculteurs ont pris soin de rappeler que leur métier
s'exerce d'abord sur le terrain.
Alain Gest s'est étonné de la
sévérité du système de contrôle, soutenant les agriculteurs dans leur
exaspération.
Le repas, uniquement composé de produits issus du canton et
très apprécié par l'assistance, a permis de poursuivre la discussion avec le
député sur des sujets comme la circulation des engins agricoles et l'avancement
du dossier biocarburants....
L'après midi,
Benoît Lepers, président de Somme Sud Terre d'Ambition, a présenté les projets
réalisés et en cours dans le cadre de la démarche "En Avant Somme".
Certains disfonctionnements administratifs ont
par ailleurs été évoqués. Par exemple, des agriculteurs n'ont pas encore
reçu le manuel de la conditionnalité envoyé en fin d'année 2004.
De même, la correction
du registre parcellaire graphique n'est pas aisée pour tous.
Vincent
Demarest a enfin abordé les contrôles PAC en expliquant comment la Fdsea
pourrait soutenir les adhérents contrôlés. La Fdsea, a-t-il conclu, est toujours
à l'écoute de ses adhérents, il ne faut pas hésiter à poser
ses questions.
ROISEL : CONFUSION DANS LA
PROFESSION
Bernadette Hénocque, secrétaire générale adjointe
de la Fdsea a présidé l'assemblée générale du canton de Roisel qui a rassemblée
le 20 janvier une quarantaine d'adhérents. Pour commencer, Guy Loiseau, délégué
cantonal structures, a fait le point sur les mouvements fonciers de l'année.
Ceux-ci
confirment que le renouvellement des générations se fait un peu mieux sur le
canton de Roisel que dans la moyenne du département
: il y a eu
autant d'installations que de fermes parties à l'agrandissement en
2004.
Comme ailleurs, les adhérents du canton de
Roisel n'ont pas manqué de manifester leur incompréhension face à une réforme de
la PAC, des contraintes locales et les attente de la société qui prennent
en étau les agriculteurs. "Quand on voit les difficultés
pour prendre un rendez-vous pour faire corriger son dossier PAC, on peut se
demander si l'Etat aura les moyens humains suffisants pour basculer dans la
nouvelle PAC
" s'est interrogé un
adhérent.
En
ces périodes confuses, les adhérents ont insisté sur la cohésion nécessaire
entre les paysans du département. Or celle-ci est mise à mal par exemple par le
découpage en zone vulnérables qui engendre de grandes disparités entre les
agriculteurs qui sont soumis au plan d'action et les autres. Toujours sur le
thème des épandages, le problème des boues a ressurgi une fois de plus.
Que peut-on exiger lorsqu'une ville vous démarche pour les épandages de
ses boues ? Peut-on refuser ? Y a-t-il un risque d'évolution des normes qui
pénaliserait les agriculteurs qui acceptent aujourd'hui des boues ? Autant
d'inquiétudes qui justifient la mise en place rapide d'un fonds de garantie des
boues, prévu dans la loi sur l'eau.
Enfin, en attente de relations de
proximité, les adhérents du canton de Roisel ont réservé un accueil favorable
aux services que met en place progressivement la Fdsea (permanences, animation
cantonale...). Pour conclure l'assemblée, Bernadette Hénocque a convié les
participants à poursuivre les échanges autour de gourmandises fort
appréciées.
François Magnier
BOVES : DPU et
EXPROPRIATION
L'assemblée cantonale de
Boves s'est déroulée le 21 janvier. Elle a réuni une vingtaine de personnes sous
la présidence de Gérard Corsyn, avec la participation de Jean-Michel Serres,
président de la Fdsea.
Le débat s'est orienté sur les droits à
paiement unique. Le sujet soulève de nombreuses questions, mais les
réponses ne sont pas toujours faciles à donner.
Le canton est fortement marqué par la
proximité de la ville. Les problèmes d'expropriation sont
récurrents et prennent d'autant plus d'ampleur en cette période de réforme.
En effet, les agriculteurs sont très inquiets
du sort des DPU en cas d'expropriation.
Comment planifier l'avenir de leur exploitation sur
le long terme tant que le système de fonctionnement des DPU ne sera pas clair
?
Cette assemblée a été également l'occasion pour les adhérents de découvrir
les nouveaux services de la Fdsea et de lancer le débat sur le fonctionnement de
la Fdsea par rapport aux attentes des adhérents.
Gérard Corsyn a par ailleurs évoqué
les difficultés de circulation des engins agricoles dans cette zone
péri-urbaine.
D'autres sujets ont été abordés, comme l'importance de voter
aux élections MSA ou encore les obligations à respecter dans le réseau Natura
2000.
Hélène Chambellan
QUELQUES ACQUIS SYNDICAUX OBTENUS EN 2004
PAR LE SYNDICALISME
Dans le domaine des productions animales
:
= Des crédits publics pour
l'équarissage
Dans le cadre du nouveau schéma décidé par les pouvoirs publics
à partir de janvier 2004, la Fnsea a obtenu des crédits publics pour le
financement d'une part des animaux trouvés morts en ferme (20 mio d'E pour
les seules filières porcine et avicole). Des actions syndicales ont également eu
lieu pour une répercussion vers l'aval du coût de l'équarrissage (taxe
d'abattage).
= Un nouveau plan de modernisation des
bâtiments d'élevage
Des négociations ont abouti à l'application d'un nouveau
plan de modernisation des bâtiments à partir de 2005, basé notamment sur un
dispositif ouvert à tous les éleveurs (bovin viande, bovin lait, ovin et
caprin), une augmentation des crédits, une simplification des procédures
(guichet unique ...).
Par ailleurs, l'enveloppe initiale pour 2005 était
prévu à hauteur de 60 mio d'E, mais elle a été rehaussée à 80 mio d'E après la
demande de la Fnsea.
=
Le versement de
l'aide laitière a été anticipé
Lors de cette première année de réforme de l'OCM Lait, la profession
a obtenu l'anticipation du versement de l'aide directe laitière au 16 octobre
2004.
n Le complément national Pmtva est maintenu
Il
y a eu confirmation par les pouvoirs publics de l'engagement à conserver le
complément national PMTVA à 50 euros à l'avenir.
=
Opposition a l'accord avec le mercosur
La Fnsea et les associations spécialisées ont alerté les
pouvoirs publics sur les conséquences, en viande bovine, des projets d'accord
avec le Mercosur. Ainsi, une manifestation à Paris durant l'été a été organisée.
L'accord UE-Mercosur, prévu par la Commission européenne fin octobre, n'a
finalement pas été adopté en 2004.