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    Actualités / 2002-2007 / 2005 / Janvier
 
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  1/20/2005
  ECHOS DES ASSEMBLEES CANTONALES DE LA FDSEA


HORNOY  :Une dynamique positive face à la PAC
L'assemblée générale du syndicat du canton d'Hornoy-le-Bourg, qui a rassemblé près de 50 adhérents le 12 janvier à Dromesnil, a débuté par l'élection d'un nouveau président, Ludovic Cauchois ayant fait part de son souhait de quitter la présidence du canton dès cette année. Ont donc été élus Xavier Henquenet et Bruno Ségaert respectivement Président et Vice-Président du syndicat cantonal. Pour mener à bien l'animation syndicale du canton, ils pourront toujours compter sur le soutien actif de Ludovic Cauchois, qui reste membre du bureau cantonal.
 
Parmi les sujets d'actualité, Jean-Bernard Crété, vice président de l'Asbs, a fait une mise au point pour les planteurs de la sucrerie d'Abbeville : "chacun a le droit de procéder au report de betteraves tel qu'il l'entend, le respect du plafond de 12% de report s'appliquant à l'usine dans sa globalité". Néanmoins, il ne faut pas nier l'évolution de la filière sucre, avec des campagnes qui s'allongent, le souhait de lisser au mieux les volumes de betteraves à traiter chaque année, avec en toile de fond la modification du règlement sucre, dont les contours se préciseront avant l'été.
 
Après une synthèse des travaux des filières de production, un éclairage positif a été fait sur la réforme de la PAC. Si, sur le canton d'Hornoy comme ailleurs, la mise en place de cette réforme et des contrôles ne manque pas de désabuser les agriculteurs, l'intervention d'Emile Foirest, membre d'une Cuma intégrale et d'un assolement commun, a permis de dégager des marges de progrès considérables. La structure, regroupant 5 associés sur 360 hectares, s'est bâtie avec la première réforme de la PAC, d'où un parallèle inévitable avec le contexte actuel. "En 1992, nous nous sommes associés pour produire bien et au meilleur coût, avec la meilleure qualité de vie possible, mais surtout, avec la ferme intention de rester paysans et d'en vivre ; et nous y sommes parvenus !", affirme-t-il, sans éluder toute la difficulté de mise en place d'un système associatif : comment comptabiliser les temps de travaux de chacun, l'entrée et la sortie d'associé, la partage du pouvoir de décision... Les adhérents du canton ont particulièrement apprécié ce témoignage empreint de "vécu".
 
Enfin, quelques précisions ont été données sur les règles de conditionnalité qui s'appliquent dès cette année. Vincent Démarest, secrétaire général de la Fdsea, a insisté sur le côté injuste des contrôles, et a plaidé pour un système de franchise, faisant en sorte que la première anomalie mineure n'engendre pas de pénalités.
François Magnier
 
ALBERT : réglementation européenne
Les agriculteurs sont venus nombreux à l'assemblée générale du canton d'Albert le 12 janvier. Celle-ci s'est déroulée à la mairie d'Albert sous la présidence de Thierry Paruch. Rapidement, les débats se sont orientés vers la réforme de la PAC et les nombreuses incertitudes qu'elle entraîne. Concernant la mesure couvert environnemental, faut-il mettre une bande enherbée au bord d'un fossé noté en trait plein bleu sur la carte IGN ? Aujourd'hui, on parle de trait plein et demain ce sera les traits pointillés ? L'évolution incessante de la réglementation et des contraintes imposées aux exploitations fait d'autant plus problème que nous ne sommes pas égaux face à nos voisins européens. La manifestation qui a eu lieu le 11 janvier à Arras contre les sanctions encourues en cas d'anomalie mineure a été remarquée par les agriculteurs du canton.
La mise aux normes des élevages situés en zone vulnérable est une inquiétude. Marcel Herbert a rappelé que les investissements peuvent être réalisés par l'exploitant pour un coût amoindri. De plus, il existe des outils très intéressants pour les éleveurs comme le pré diagnostic, avant de rentrer dans une démarche de mise aux normes. Le thème des sociétés laitières a également été abordé, un décret devrait être discuté par le gouvernement dans les prochains mois. Le problème de la restructuration des exploitations et des difficultés d'installations des jeunes agriculteurs, nombreux lors de l'assemblée, a mené les discussions vers les choix stratégiques des exploitations : faut-il orienter leur production vers un marché mondial ou au contraire local.
Michel Randjia, vice-président de la Fdsea, a conclu sur l'importance de retrouver un pouvoir de décision fort de la part de la profession.     Arnaud Boitel
 
ABBEVILLE : interrogations sur la réforme du règlement sucre
L'assemblée générale du syndicat cantonal d'Abbeville s'est tenue le 14 janvier dernier à la salle de la mairie de Cambron sous la présidence de Didier Boutté.
Après une rapide rétrospective des moments clés de l'année écoulée et une présentation des mouvements fonciers sur le canton, les questions relatives à la mise en place de la PAC ont rapidement été au centre de toutes les discussions.
 
A ce propos, les agriculteurs de la région d'Abbeville se sont interrogés sur la pression des contrôles qui plane, sur leurs impacts, ainsi que sur certaines incompatibilités entre les contraintes liées à l'éco-conditionnalité et certaines spécificités locales (comment entretenir les jachères et les bandes enherbées face aux chardons quand il est souvent difficile d'entrer dans les marais avant le 15 juin, comment gérer la prolifération des roseaux face aux contraintes de Natura 2000...). Beaucoup de craintes pour lesquelles les agriculteurs attendent encore des réponses.
 
Il en va de même pour les producteurs de betteraves qui s'interrogent sur les conséquences de la prochaine réforme du règlement sucre. Réforme qui, malgré le bon fonctionnement du marché européen, émane des pressions de l'OMC, du panel sucre et des craintes face aux accords avec les PMA (pays les moins avancés).
 
Philippe Descamps, président de la coopérative betteravière d'Abbeville, a expliqué que cette réforme se fera sur trois piliers (les quotas de production, les contingents d'importation et les droits de douane ainsi que les limites aux exportations.). Cette proposition semble prévoir entre autre un maintien des quotas A et B, un transfert possible de quota entre Etat membre, une augmentation des quotas isoglucoses, une suppression des prix d'intervention remplacé par un prix de référence, une baisse du prix minimum de la betterave compensée à 60 %, la mise en place d'un plan de restructuration pour les industriels qui veulent arrêter la production et une libéralisation du raffinage.
Christophe Buisset, secrétaire général adjoint de la Fdsea, a conclu cette journée en rappelant que 2005 serait une année charnière et que face à des évolutions toujours plus rapides, il était nécessaire de ne pas se diviser sur le terrain. "Il faut retrouver de la valeur ajoutée sur nos exploitations et se regrouper même si cela n'est pas toujours facile. Les biocarburants peuvent être un débouché important dans l'avenir, c'est pourquoi nous devons absolument faire pression sur l'Etat pour obtenir le financement de nouvelles usines".
La matinée s'est achevée autour d'un verre de l'amitié et d'un repas partagé.         
Gaspard de Colnet
 
MOREUIL : des contrôles trop stricts
L'assemblée générale du canton de Moreuil s'est déroulée le mardi 11 janvier sous la présidence de Francis Quillet accompagné du vice président cantonal Olivier Damay. Une trentaine d'adhérents ont participé à cette réunion. Jean-Michel Serres, président de la Fdsea, a fait un tour d'horizon des questions d'actualité nombreuses en ce début d'année 2005. Que ce soit la réforme de la PAC, les biocarburants, la loi de modernisation agricole ou encore les élections MSA, les sujets ne manquent pas...
 
Localement, les nombreux projets d'installations d'éoliennes suscitent des interrogations sur leurs impacts à la fois techniques, économiques et environnementaux.
Le débat s'est vite orienté sur la dureté des contrôles PAC et le manque de moyens de défense pour les agriculteurs. Les participants se sont montrés d'autant plus inquiets que l'application de la conditionnalité devrait être assortie de sanctions (pénalités sur les aides) en cas de manquement et ce dès la première anomalie. Jean-Michel Serres a réagi en précisant que des négociations ont actuellement lieu avec l'administration pour obtenir un délai afin de prévenir les exploitants et ne donner qu'un avertissement en cas d'anomalie mineure. D'autre part, la Fdsea de la Somme développe de nouveaux services pour accompagner ses adhérents.
 
Jean-Michel Damay, président de la section pommes de terre de consommation de la Fdsea, s'est inquiété du fait que les producteurs ne puissent bénéficier de DPU (droits à paiement unique) en cas d'arrêt de leur production de pommes de terre, endives ou autres légumes. Jean-Michel Serres a rappelé le rôle important de la réserve nationale pour ré-attribuer des DPU. Il a néanmoins déploré que les différents choix des Etats membres quant à l'application de la réforme de la PAC et le durcissement des règles européennes par la France contribuent une fois de plus à handicaper les agriculteurs français face à ceux d'autres pays européens.  
 Arnaud Boitel
 
CRECY EN PONTHIEU : quelle agriculture pour demain ?
L'assemblée générale du canton de Crécy en Ponthieu s'est déroulée le 12 janvier dernier à Estrées-les-Crécy sous la présidence de Rémi Baudel, avec la participation de Jean-Michel Serres, président de la Fdsea, et une trentaine d'exploitants du canton. Après un point sur les DPU (Droits à Paiements Unique), Laurent Merchat de l'association Alternatech (la structure régionale chargée de favoriser la recherche en Picardie) est venu exposer le projet APIA (voir notre prochain numéro). Celui-ci s'articule autour de sept scénarios qui imaginent l'agriculture en 2025. Chaque scénario a suscité l'étonnement de chacun : de la Picardie entièrement urbanisée, à une Picardie occupée par les agro-industries en passant par le tourisme, les exploitants ont eu du mal à retrouver leur métier mais aussi leurs racines à travers cette projection. Jean-Michel Serres a fait part de sa volonté de voir apparaître un huitième scénario... celui des agriculteurs. Cependant les professionnels sont conscients que les activités de services (en particulier celles liées à l'environnement ou au tourisme) seront de plus en plus présentes.
 
L'assemblée a été également l'occasion pour les exploitants de manifester leur mécontentement vis-à-vis des contrôles. En effet, les futurs contrôles suscitent beaucoup d'inquiétudes. Les contrôles passés, eux, suscitent la colère ! Les témoignages où les contrôleurs sont venus sur les exploitations sans équipement sanitaire ou auraient contrôlé en l'absence de l'exploitant sont récurrents. Les exploitants sont prêts à accepter les contrôles... si les efforts sont partagés et si les conditions de mise en œuvre de ces contrôles sont explicites et respectées de tous.
Hélène Chambellan
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : FNSEA
Theme : Autre

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