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    Actualités / 2002-2007 / 2004 / Septembre
 
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  9/16/2004
  LES AGRICULTEURS DES VILLES ONT BESOIN D'EXISTER ET DE PROSPERER;

FONCIER : La stratégie des agriculteurs en zones périurbaines devrait être en partie facilitée par l'accord cadre signé avec Amiens Métropole

Comment mieux prendre en compte l'agriculture en zone périurbaine ? Tel était le thème du débat proposé le 6 septembre à Amiens aux membres de la Chambre d'Agriculture de Picardie; Pour l'introduire, le président de la Chambre d'Agriculture de la Somme, Daniel Roguet, a fait référence à l'association "Terres en villes" à laquelle adhère Amiens Métropole.
 
Cette association d'élus et de responsables agricoles regroupe de grosses agglomérations désirant mieux intégrer l'agriculture périurbaine dans la politique de la ville. Pour ce faire, "Terres en villes" a pour mission de favoriser les échanges de savoir-faire et d'expériences. Des échanges qui assurément ont été instructifs dans le cadre d'une démarche initiée dès 1999 sur la place de l'agriculture périurbaine au sein de l'agglomération amiénoise.
C'est pourquoi est apparue très tôt la nécessité d'un travail en commun et la mise en place d'une instance de dialogue à travers une charte d'objectifs. Plusieurs axes de travail ont ainsi été définis, a rappelé Daniel Roguet, dont le développement économique de l'agriculture périurbaine et la communication ville-campagne.
 
Premier signe concret de cette démarche, après présentation aux exploitants et propriétaires, un protocole cadre a été signé le 1er septembre 2003 entre Gilles de Robien, président d'Amiens Métropole, Daniel Roguet, Jean-Michel Serres et Jean-Jacques Objois, présidents de la Chambre d'Agriculture, de la Fdsea et de l'UPA.
Ce protocole, a précisé Vincent Thellier, chargé de ce dossier à la Chambre d'Agriculture inclut quatre volets, celui de l'indemnisation, un volet foncier en vue de la redistribution de terrains aux propriétaires évincés, un volet économique pour prendre en compte les effets secondaires et aider à la reconversion des agriculteurs expropriés et enfin un volet communication-animation auprès des exploitants et propriétaires concernés.
Dans l'exemple d'Amiens Métropole, Daniel Roguet s'est félicité de cette démarche de coopération qu'il a qualifiée d'exemplaire, la négociation s'étant faite par zone avec l'appui de représentants exploitants et propriétaires, dans le cadre d'une démarche concertée inter OPA, et validée au fur et à mesure par les différentes parties. Le tout dans un climat d'ouverture avec les représentants d'Amiens Métropole et de la CCI. Joseph Debart, représentant Amiens Métropole lors des négociations, a d'ailleurs témoigné en ce sens. Il a ainsi précisé que "cette méthode a permis de rapprocher les points de vue et les attentes légitimes de chacun"... ce qui permet "d'espérer un aboutissement satisfaisant", en faisant référence à la conclusion prochaine de la partie financière du protocole-cadre. "L'agriculture périurbaine est en devenir" a conclu  Joseph Debart, avant que n'intervienne Gérard Pagat, exploitant 72 ha à Pont de Metz dont 50 concernés par le pôle Europamiens. Son témoignage illustrant un vécu pas toujours facile à vivre  -"depuis 15 ans, j'ai une épée de Damoclès au dessus de la tête"- a démontré l'intérêt et la nécessité de disposer d'un protocole-cadre le plus large possible, et "gagnant-gagnant" comme l'avait qualifié Daniel Roguet. Gérard Pagat a souligné combien les projets urbains à long terme mettaient les exploitants en difficulté en bloquant tous les investissements. S'il espère qu'en 2005, la situation avec la signature d'accords avec Amiens Métropole va pouvoir se débloquer, il n'en demeure pas moins que l'emprise urbaines sur son exploitation va ramener sa surface d'exploitation à 22 ha et donc l'obliger à prendre une nouvelle orientation...
 
Ce qui pourrait être prise en compte en partie dans le cadre d'une convention particulière de l'accord-cadre.
Daniel Rigaux
 
L'AGGLOMERATION
* 27 communes
* Près de 174 000 habitants
* l 277 km2 dont plus de 110 urbanisés
* Densité moyenne  627 hab/km2
* Consommation d'espace : près de 10 km2 d'ici 2015
 
L'AGRICULTURE
* Environ 150 exploitations dont 47 concernées par les nouvelles emprises
* Espaces agricoles : 59 % de l'aire du SDAU
* Taille moyenne : un peu moins de 100 ha
* Profil : systèmes céréaliers simplifiés (investissements réduits car incertitudes...)
 
 
 

Source : FNSEA
Theme : Autre

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