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  7/22/2004
  LES BONNES CONDITIONS AGRICOLES ET ENVIRONNEMENTALES

INFO PAC : la conditionnalité des aides PAC s'appliquera le 1 er janvier 2005. Elle concerne notamment le maintien des terres dans de bonnes conditions agricoles et environnementales (BSAE)

Résumons ! La conditionnalité des aides est un ensemble d'exigences  regroupées en deux volets et leur respect par les exploitants agricoles conditionne le paiement des aides directes de la Pac.
 
Le premier volet est constitué de 19 textes, directives ou règlements européens ayant trait à l'environnement, la santé publique, l'identification et le bien-être des animaux et le deuxième volet regroupe les bonnes conditions agricoles et environnementales, en abrégé  BCAE, sujet de cet article.
 
A ce propos, le règlement Pac du 29 septembre 2003, celui qui est issu des accords de Luxembourg, précise : "les Etats-membres veillent à ce que les terres agricoles, en particulier celles qui ne sont plus exploitées à des fins de production, soient maintenues dans de bonnes conditions agricoles et environnementales". (Art. 5).
On peut y voir deux objectifs : faire le nécessaire pour conserver le potentiel productif du territoire d'une part, et intégrer une dimension environnementale à l'entretien des terres d'autre part.
 
En complément, le règlement Pac donne des indications aux Etats membres pour définir les mesures à inclure dans les BCAE dans les domaines suivants : maintien des prairies permanentes, érosion, matière organique des sols, structure des sols et entretien minimal des terres.
 
Voici les deux mesures qui à ce jour sont les plus délicates à gérer.
 
Le maintien des prairies permanentes
Les Etats-membres doivent veiller à ce que le rapport des prairies permanentes sur la surface agricole utile nationale ne diminue pas de plus de 10 %, comparé à un niveau de référence.
 
Que se passe t-il au niveau de l'exploitation ? L'Etat français n'a pas encore déterminé les règles d'application au niveau individuel. Cependant, des obligations de ré-implantation seront données aux agriculteurs qui ont opéré des retournements depuis la déclaration Pac 2003 si le ratio de prairies permanentes diminue trop fortement au niveau national par rapport au niveau de référence.
 
Par ailleurs, à partir de 2005, un système de demandes préalables d'autorisation sera mis en place pour les retournements de prairies, couplé à des demandes de transfert d'éligibilité si cela est nécessaire.
 
Précisons enfin que cette réforme de la Pac a provoqué une définition plus restrictive des prairies permanentes, d'application dès le 1er janvier 2005 : une prairie non retournée depuis 5 ans ou plus sera considérée comme permanente.
 
3 % de bandes enherbées pour prévenir l'érosion
Tous les agriculteurs, sauf ceux qui ne sont pas soumis au gel obligatoire du fait de leur statut de petit producteur, devront  mettre en place des bandes enherbées ou avec couvert végétal d'intérêt environnemental, sur une surface équivalente à 3 % de leur surface en céréales, oléo-protéagineux et gel.
 
Nous ne savons pas encore s'il s'agit des surfaces de référence 2000-2001-2002 ou des surfaces déclarées annuellement.
 
Ces bandes enherbées peuvent  être intégrées dans le gel Pac de l'exploitation si les terres concernées sont admissibles aux droits gel et dans la mesure où les règles de gestion du couvert seront respectées.
 
La largeur des bandes devra être au minimum de 5 m et leur prise en compte dans le calcul se fera sur une largeur maximale de 10 mètres.
 
Elles seront localisées en priorité le long des cours d'eau de l'exploitation.
 
Les prairies situées le long des cours d'eau pourront être prises en compte dans le calcul dans la limite d'une largeur de 10 m.
 
Si, après avoir localisé les bandes enherbées le long des cours d'eau, l'obligation n'est pas remplie, d'autres bandes devront être localisées de façon pertinente : au niveau des ruptures de pentes, à proximité d'éléments fixes du paysages (haies, fossés, mares...), en bordures de parcelle.
 
Ces dispositions sont encore en discussion et susceptibles d'évoluer. Mais il est peu probable que l'obligation des bandes enherbées soit remise en cause le long des cours d'eau, lorsqu'ils existent sur l'exploitation. Dans les exploitations non concernées par les cours d'eau, des assouplissements sont demandés en proportion des surfaces en gel énergétique. Affaire à suivre...

Voici l'essentiel des mesures concernant les BCAE, certaines sont encore susceptibles d'évoluer, mais les modifications devraient être marginales et, surtout, nous attendons encore quelques précisions sur les bandes enherbées et le maintien des prairies permanentes.

 - P22-1.jpg

Une prairie qui n'a pas été retournée depuis 5 ans et plus

est considérée comme permanente


Source : FNSEA
Theme : Autre

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