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  4/2/2004
  ZONES VULNERABLES : Le programme d'actions applicable dès le 1er juillet 2004

Session de la Chambre d’Agriculture : Le préfet a annoncé qu’il signerait la semaine prochaine l’arrêté sur le programme d’actions en zones vulnérables.

La décision du préfet de la Somme en décembre 2002 de mettre une bonne partie du département en zones vulnérables (471 communes dont 37 sur l'extrême ouest et 434 sur l'est du département) a fait l'objet d'une prise de position défavorable de la part de la profession agricole. La Chambre d'Agriculture sollicitée par les pouvoirs publics avait fait part de son désaccord à plusieurs reprises, tant sur la délimitation même de ce zonage que sur le projet de programme d'actions.
Suite au travail réalisé par la commission "environnement" animé par Vincent Démarest, le président Roguet a confirmé, dans un courrier adressé au préfet le 18 février dernier, son opposition à la mise en place d'un programme d'actions "Les agriculteurs de la  Somme sont de plus en plus réceptifs aux attentes de la société par rapport à la problématique environnementale", a-t-il expliqué. "J'en veux pour preuve, la signature en mai 2003 de la charte Agriculture environnement avec le Conseil général, sans oublier les rapports faits par l'administration elle-même qui font état des bonnes pratiques agricoles dans ce département !".
 
Un rapport de force
Peine perdue puisque l'arrêté fixant le programme d'actions devrait sortir début avril. Invité mardi dernier à participer à la session de printemps de la Chambre d'Agriculture, Pierre Mirabeau, préfet de la Somme, a tenu à apporter quelques précisions concernant ce programme tel qu'il sera proposé dans les jours qui viennent, pour application dans les communes situées en zones vulnérables.
"Le zonage établi en 2002 est définitif aujourd'hui et a été validé par Bruxelles, a-t-il expliqué. La Somme apparaît privilégiée par rapport aux autres départements du nord de la France qui sont classés dans leur intégralité en zones vulnérables.
La réglementation qui s'applique en zones vulnérables n'est guère plus contraignante que la nécessité pour les agriculteurs voulant bénéficier des aides de la PAC, de respecter les 18 directives européennes dans le cadre de l'éco-conditionnalité. L'administration a pris en compte la plupart des remarques faites par la profession agricole ; en premier lieu la date d'application de la nouvelle réglementation : à savoir le 1er juillet 2004 pour être plus cohérent sur le plan agronomique".
La profession demandait également à ce que le plan prévisionnel de fumure azotée reste un document indicatif. Concernant les secteurs à pente, l'administration a estimé logique de porter à 7 % (et non 5 %) le plafond d'interdiction de la fertilisation sur sols gelés.
De même, l'implantation d'une culture intermédiaire piège à nitrate serait possible après l'épandage d'effluents organiques, sans excéder un délai de deux semaines.
Par contre, l'administration n'est pas d'accord sur certains aspects. "Concernant votre demande d'exonérer  les petits élevages du plan d'épandage, ce serait leur rendre un mauvais service", a complété le préfet. "Tout au plus, il serait envisageable de les dispenser du calcul des indicateurs". Quant à l'obligation pour les irrigants de prendre en compte l'azote contenu dans l'eau d'irrigation, aucune décision n'a encore été prise dans l'immédiat.
Une question qui a donné lieu à débat dans la salle. Pour la majorité des irrigants, les quantités d'azote contenues dans l'eau d'irrigation sont négligeables et il n'y aurait pas lieu de les obliger à le prendre en compte dans le calcul prévisionnel. De même, la profession agricole avait demandé à ce que les agriculteurs, qui pratiquent la "fertigation" (fertilisation des cultures en même temps que la micro-irrigation) puissent le faire jusqu'à la fin du mois de juillet.
Outre le respect des obligations nationales dans ce projet d'arrêté, l'administration souhaite exiger des agriculteurs la fourniture annuelle de cinq indicateurs de pratiques, ce contre quoi la commission environnement puis le président de la Chambre d'Agriculture se sont opposés. Le préfet a maintenu cette exigence.

Michel Guilbert

Source : FNSEA
Theme : Autre

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