Marcel Deneux, sénateur de la Somme, est
intervenu au Sénat sur le budget du ministère de l'Agriculture pour 2005.
Souscrivant aux quatre priorités de ce budget (assurance récolte, modernisation
des bâtiments d'élevage, politique phytosanitaire, enseignement supérieur et
recherche), il a déploré devant le nouveau ministre que ces priorités soient
financées "soit par des économies mécaniques, soit par redéploiement de
crédits". "On n'y découvre pas les moyens pour conclure une
politique agricole dynamique pourtant nécessaire afin de s'adapter au nouveau
contexte issu de la réforme de la PAC
",
a-t-il souligné, ajoutant "le budget 2005 est une sorte d'impasse" qui
apparaîtra réellement lorsqu'il faudra assurer les autorisations de programme
annoncées. Et de citer le plan bâtiments où l'on est passé de 68 à 133 millions
en autorisations de programmes, alors que les crédits de paiement pour 2005
n'atteignent que 14,6 millions.
Marcel Deneux a en outre fait observer que le
projet de loi de finances ne comporte aucune nouvelle disposition
significative sur la fiscalité agricole. Il a déploré la baisse de 10% des
crédits affectés aux CAD. Et il a attiré l'attention du ministre sur le
développement nécessaire de la filière
biocarburants.