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  11/18/2004
  LE "MARIAGE " PROTEGE LE CONJOINT

DROIT : Le mariage reste toujours la meilleure solution en matière de protection du conjoint

Mariage et achat du logement  
Aujourd'hui, plus des trois quarts des couples se marient sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts. C'est le régime légal qui s'applique si les époux ne font pas de contrat de mariage au préalable. Si le couple achète un terrain et y construit une maison, celle-ci appartiendra pour moitié à chacun des époux. Par contre, si les époux décident de faire un contrat, plusieurs régimes matrimoniaux sont proposés :
 
-  le régime de séparation de biens : chaque époux  bénéficie d'une entière indépendance patrimoniale (pas favorable au conjoint qui n'a pas d'activité professionnelle). En cas d'achat "en commun", chaque époux détient une part de l'immeuble en fonction de son apport, c'est le régime de l'indivision qui s'applique.
 
- le régime de participation aux acquêts : le logement acquis pendant le mariage fait partie des acquêts. Le partage se fera par parts égales, sauf en cas d'enrichissement de l'un des époux pendant le mariage.
 
- le régime de la communauté universelle : le conjoint bénéficie d'une garantie totale et d'une fiscalité avantageuse, puisqu'il n'y a pas de droit de succession entre époux. Tout ce qui appartient à l'un appartient à l'autre.
 
Concubinage, Pacs et achat du logement
Les couples concubins ou "pacsés" ont la possibilité d'acheter le logement en indivision ou de créer une société civile immobilière (SCI). Néanmoins, des précautions doivent être prises au moment de l'achat du logement. L'acte notarié doit mentionner la possibilité pour le survivant d'acquérir la part du défunt. Pour les logements d'une valeur inférieure à 76 000 e, il est possible de réaliser un pacte tontinier qui permettra de limiter les droits de mutation sur l'immeuble à 4,89 % de la valeur de la part du défunt.
 
Par contre, en cas de création de SCI, la "transmission" se fait par parts sociales et à un coût moins élevé que la transmission classique. Mais le coût de la création et la gestion de la SCI peuvent engendrer des frais qui sont à prendre en compte.
 
Si le pacs ou le concubinage visent à laisser une certaine liberté, ils ne remplacent pas le mariage sur le plan de la protection sociale (réversion de la retraite, ...).
 
Au regard de la succession, le mariage a bien une longueur d'avance. Cela reste bien sûr un choix personnel. Mais avant toute décision, il faudra évaluer les intérêts de chacun, conjoint et enfants.
 
Stéphane LEFEVER Fdsea 80

Source : FNSEA
Theme : Autre

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