La commission dégâts de gibier et calamité
de la Fdsea s'est réunie en assemblée générale le 25 février dernier. Face
à la forte augmentation de la population de sangliers et des dégâts occasionnés
aux cultures, les exploitants ont revendiqué une meilleure gestion du sanglier
dans le département.
Pour les responsables de la commission dégâts de
gibier , il est urgent de limiter le nombre des sangliers qui s'est accrue de
façon déraisonnable dans le département. Certes, des indemnisations sont
allouées aux agriculteurs pour les dégâts, mais, d'année en année, la Fédération
des chasseurs dénonce le coût croissant de ces indemnités et cherche à réduire
ce coût en restreignant le champ d'application et les modalités du régime
d'indemnisation. Aujourd'hui, le prix des denrées est fixé au cours du marché au
moment de la récolte lorsque le cours est le plus bas. La Fédération des
chasseurs verse l'indemnité 3 à 4 mois après le règlement de la coopérative ou
du négociant. A cela, il faut ajouter l'abattement de 5 %, une franchise de 76
euros et enfin les pertes sur le matériel et la valeur de rachat des denrées qui
ne sont pas pris en compte.
Si la Fédération des chasseurs fait des
efforts en matière de prévention, c'est grâce à la bonne volonté des exploitants
qui acceptent les contraintes de la pose d'une clôture et de son entretien.
Michel Randjia, président de la commission, a
déploré que la Fdsea n'a plus la même écoute auprès de la Fédération des
chasseurs. "Ceci est grave. En 1995, nous avions accepté
d'appuyer la mise en place du plan de chasse départemental du sanglier, à
condition d'être étroitement associé à la gestion du cheptel. Or, aujourd'hui,
ce n'est plus le cas. Les représentants des organisations agricoles sont sous
représentés en commission plan de chasse. Avec 3 représentants contre 6 à la
Fédération des Chasseurs, leur avis n'est pas pris en compte et en cas de vote,
la profession n'a jamais gain de cause. Si la situation ne change pas, a insisté
Michel Randjia, nous serons amenés à revoir certaines de nos positions. Nous
demanderons notamment que le sanglier ne soit plus classé gibier, mais
nuisible".
Le nombre de
sangliers prélevés est passé de 321 à 1466 entre 1991 et 2001,
soit une augmentation de 351 %. Dans
le même temps, le prix de certaines denrées a baissé de 40 %. Le montant des
dégâts a augmenté de 46 % mais ce chiffre n'est plus du tout représentatif étant
donné l'abaissement du prix des denrées. "Si la Fédération des chasseurs
souhaite poursuivre le travail constructif qu'elle avait engagé avec nous, a
déclaré Michel Randjia, elle doit prendre réellement en compte les contraintes
et les préjudices agricoles. On ne peut plus parler de partenariat quand l'un
des partenaires n'agit plus pour l'intérêt commun".
Odile DALLE
Le plan de chasse
sanglier
Objectif de prélèvement 2002 - 2003 : 1 900
sangliers
Prélèvement total au 15 février 2003 : 1 852
sangliers soit 97,3 % des objectifs
Les dégâts de sangliers-chevreuils
118 590 euros en 2002 dont
112 329 euros (94,7 %) pour les sangliers.
Par
rapport à 2001, l'augmentation est de 16,8%