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    Actualités / 2002-2007 / 2002 / Décembre
 
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  12/6/2002
  PMPOA 2 : des conséquences variables selon l’élevage


Les règlementations en vigueur (règlement sanitaire départemental, installations classées, directive nitrate) portent sur la maîtrise des effluents d'élevage. Elles ne doivent pas être confondues avec le Pmpoa qui est un programme d'aides à la mise en conformité des bâtiments d'élevage. Il comporte un volet bâtiment dans le but de constater les éventuels "fuites" d'effluents vers le milieu et un volet agronomique visant à valoriser au mieux les engrais organiques produits.
 
 
Quels élevages auront des travaux à réaliser ?
Les éleveurs ovins n'ont pas de travaux à réaliser. Quant aux éleveurs de bovins viande, pour les modes de logement en aire paillée intégrale, il n'y a pas non plus de travaux à prévoir.
Les travaux concernent donc prioritairement les éleveurs laitiers, soit environ 600 à 700 éleveurs. Ces travaux ne sont pas forcément conséquents et peuvent varier d'une exploitation à l'autre.
Alors, pourquoi rentrer dans le Pmpoa2 quand il n'y aura pas de travaux à réaliser ?
Pour 3 raisons principales : faire constater l'absence de travaux, pouvoir continuer à prétendre aux aides publiques à l'investissement sur l'exploitation et pour le projet agronomique, qui peut parfois engendrer de sérieuses économies d'engrais !
En élevage laitier :
des pistes pour la mise aux normes à coût réduit
Bien souvent, dans le cadre du Pmpoa1, des travaux de modernisation, souhaités par l'éleveur, accompagnaient la mise aux normes : évolution de la taille des troupeaux sans adaptation des bâtiments. Quelles sont les perspectives pour les élevages de petite à moyenne dimension qui rentrent aujourd'hui dans le Pmpoa2 ?
Les systèmes des bâtiments sont généralement plus simples pour les élevages de petite à moyenne dimension et génèrent moins de travaux de mise aux normes. Compte tenu d'une disponibilité en paille et en main-d'œuvre plus importantes, le logement en aire paillée est dominant.
Pour un troupeau de 30 vaches laitières en aire paillée :
Coût de mise aux normes hors modernisation (aides déduites) : -
- Aire paillée intégrale : 9 000 euros
- Aire paillée avec aire d'exercice couverte : 20 000 euros
- Aire paillée libre-service : 27 000 euros
Soit : de 4,8 à 14,5 euros pour 1 000 litres (0,03 à 0,10 francs / litre).
Le libre-service peut encore avoir sa place car c'est un système souple, économique en terme de temps de travaux et de mécanisation. Pour les troupeaux de taille modérée, il est toujours d'actualité à condition que les surfaces extérieures ne soit pas trop importantes. Pour un troupeau de 30 vaches, le passage en système distribué engendre un investissement supplémentaire de 29 000 euros, sans compter la mécanisation nécessaire !
La validation prochaine de dispositifs de traitement des eaux brunes apportera également des perspectives pour ces systèmes.
Mise aux normes de l'existant : des économies sont possibles. Pour la mise aux normes de l'existant, il y a des possibilités de réduction des coûts de mise aux normes existent (exemple : élevage de 30 VL en aire paillée avec aire d'exercice couverte raclée derrière l'auge) :
- par une participation aux travaux :Elle est possible pour l'ensemble des travaux excepté la fosse de stockage des effluents liquides. Dans ce cas, les économies d'investissement possibles s'élèvent à 7 000 euros.
- par le choix de solutions techniques moins onéreuses :
La couverture d'une fumière pour des petites surfaces engendre un surcoût important de 6 000 euros. 
- réduire les coûts de maçonnerie :
Ce qui est possible pour les parois de fumière. La fosse en géomembrane, au lieu du 100% béton permet une économie de 9 000 euros.
- par le choix de solutions alternatives au "100% stockage" :
Si le traitement des effluents peu chargés est choisi, l'investissement de départ n'est pas forcément réduit, mais l'économie porte sur les coûts et le temps d'épandage.
Pour autant, le besoin de modernisation en complément de la mise aux normes reste conséquent : l'état du parc de bâtiment est vieillissant.
La modernisation est importante pour la qualité de vie des éleveurs, la qualité des produits, et le bien-être animal...donc pour la pérennité des élevages.
Le choix d'un système de bâtiment ne se raisonne pas uniquement en terme de d'économies d'investissement. C'est un compromis en terme de coûts d'investissement, coûts de fonctionnement et temps de travail induit, et parfois, il s'agit d'un pari sur l'avenir (délocalisation). Des exemples de modernisation réussies, à investissements maîtrisés existent.

Source : FNSEA
Theme : Autre

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