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    Actualités / 2002-2007 / 2002 / Novembre
 
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  11/28/2002
  Le nouveau Pmpoa (programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole) est mis en place en 2003


Tous les éleveurs sont aujourd'hui interpellés dès lors qu'ils ont reçu de la Ddaf une déclaration d'intentiond'engagement dans le nouveau Pmpoa. Certes l'accès à ce programme est réservé aux éleveurs situés en "zone d'action prioritaire" (quel que soit leur effectif) ou possédant plus de 90 UGB (70 pour les JA) dans les autres zones.
Ce programme n'est en aucun cas obligatoire. Il s'agit d'une démarche volontaire pour les éleveurs. N'empêche, nombre de ceux-ci s'interrogent sur l'intérêt de s'y engager.
Pour l'heure, l'administration les presse -la réponse doit lui parvenir avant le 31 décembre 2002- de déclarer leur intention de s'engager quelle que soit leur situation. Et ce afin de préserver leurs droits car faute d'avoir retourné l'imprimé en temps voulu, les éleveurs ne pourraient prétendre aux aides (Pmpoa et autres aides à l'investissement) si leurs installations sont situées en zones vulnérables. Celles-ci n'étant pas encore connues à ce jour dans ledépartement, il est vivement recommandé à tous les éleveurs de retourner l'imprimé avant la date limite.
Ce faisant, ils préservent leurs intérêts sans pour autant prendre l'engagement ferme de s'engager dans le Pmpoa 2. Cette déclaration d'intention ne vaut pas engagement.
Etant donné la complexité de cette procédure Pmpoa et les liens qui la relie à la directive nitrate ainsi qu'aux installations classées, il nous a paru utile de rappeler les grandes lignes
de ces règlementations qui se chevauchent.
 
Le Pmpoa 2 est lié aux zones vulnérables
L'objectif du nouveau Pmpoa appelé Pmpoa 2 reste identique à celui du Pmpoa 1 : aider les éleveurs à maîtriser les risques de pollution dus aux effluents d'élevage.
En fait, ce sont les modalités d'application qui changent.
Le Pmpoa 1 aidait les élevages à se mettre aux normes en commençant par les plus importants.
Le Pmpoa 2 ne vise pas les tailles d'élevage mais les zones géographiques en donnant la priorité aux zones d'action prioritaire. Toutes les communes situées en zones vulnérables en font partie.
Il faut en effet se souvenir que le Pmpoa 1 né en 1994, a été bloqué en décembre 2000 à cause des nombreuses critiques dont il était l'objet (coût excessif,....). Par ailleurs, la condamnation de la France pour non respect de la directive nitrates a également poussé à la réforme du Pmpoa. Ce qui a incité les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement à revoir les modalités du Pmpoa en liant celui-ci aux zones vulnérables.... Et ce qui permet à l'Etat français de respecter la directive "nitrates" ! (1).

Ce lien Pmpoa 2 - zones vulnérables a toujours été dénoncé comme pervers par le syndicalisme.
(1) La directive nitrates de l'UE du 12/12/91, transposée en droit français par un décret du 27/8/93, vise à réduire la pollution des eaux provoquée ou induite par les nitrates à partir de sources agricoles et à prévenir toute nouvelle pollution de ce type.
 
 Les élevages éligibles au Pmpoa 2
A l'intérieur des zones d'action prioritaire (en fait les zones vulnérables). Tous les élevages (bovins, ovins, porcins, équins, caprins, volailles, cunicoles) sont éligibles au Pmpoa 2 sans distinction de taille, à condition qu'ils soient inscrits auprès de la Ddaf avant le 31 décembre 2002 (voir encadré).
Attention : Bien que ce programme ne soit en aucun cas obligatoire (il s'agit d'une démarche volontaire des éleveurs) les élevages situés en zone vulnérable qui ne s'engagent pas avant le 31/12/2006 dans le nouveau Pmpoa et qui ne respectent pas les critères de la directive nitrates ne pourront plus bénéficier d'aides publiques pour la réalisation d'investissements, quels qu'ils soient et quelle que soit la forme de l'aide (subvention, prêt bonifié...).
dehors des zones vulnérables
Dans la limite des crédits disponibles (?) certaines catégories d'élevage pourraient bénéficier d'aides.... et s'ils ont déposé une déclaration d'intention auprès de la Ddaf avant le 31 décembre 2002.
Il s'agit des élevages soumis à la réglementation des installations classées (voir encadré). Selon l'élevage et la taille, les élevages sont soumis au régime de la déclaration ou au régime de l'autorisation. Parmi ceux-ci, les éleveurs de plus de 90 UGB (70 pour les JA) sont d'ores et déjà acquis d'être éligibles.
 
Elevage soumis a :
 
autorisation

Vaches laitières et (ou) mixtes : + de 80.
Veau de boucherie et bovins à l'engrais (places : + de 200.
Porcs (animaux équivalent) : + de 450.
Volailles (animaux équivalent) : + de 20 000.
Lapins (animaux équivalent) : + de 6000
 
Déclaration
Et qui dépassent les seuils suivants au 31/12/2000
 
Porcins (places de porcs de plus de 30 kg) : 450.
Bovins (UGB) : 90 (70 pour les Jeunes agriculteurs)
Volailles de ponte, palmipèdes (équivalents poules pondeuses) : 20 000.
Poulets, dindes et pintades (m2 de bâtiment occupé) 1200.
Pour les élevages comportant plusieurs espèces sur un même site, la somme des coefficients effectif/seuil pour chaque catégorie d'animal doit être supérieure ou égale à 1. (par ex : 60 UGB et 300 places de porcs = 60/90 + 300/450 = 1,33) < /FONT >
 
Les élevages non éligibles au Pmpoa 2
Qu'ils soient ou non situés en zones vulnérables, certains élevages ne peuvent prétendre au Pmpoa 2. Il s'agit :
- des élevages ayant déjà bénéficié d'aides dans le cadre du Pmpoa 1
- des élevages de volailles de plus de 40 000 places
- des élevages de porcs ayant plus de 2000 emplacements pour les porcs de plus de 30 kg ou plus de 750 emplacements pour les truies.
 
Dans la Somme, les zones vulnérables ne sont toujours pas fixées
 
Le lecteur se rappellera (voir AAP du 18 octobre) que l'administration se proposait de classer 469 communes du département (soit 60 %
de sa surface) en zones vulnérables. Il s'agit de la moitié Est et le Nord-Ouest du département de la Somme. Ce classement est basé, salon
l'administration, sur une dégradation de la qualité des eaux
souterraines et superficielles. Une argumentation rejetée
par la profession car ne tenant pas compte des pratiques actuelles
qui aboutissent à un bilan azote équilibré au niveau de la ferme Somme. Le syndicalisme reste donc résolument hostile à tout classement partiel ou total du département en zones vulnérables.

Après diverses consultations (Conseil général, Conseil régional, Agence de l'eau, Cdhf,...), qui sont d'ailleurs en cours, le préfet de la Somme devra émettre un avis. Mais il revient au préfet du Nord, coordonnateur pour le bassin Artois-Picardie de prendre la décision. Celle-ci devrait être connue avant la fin de l'année 2002.
On mesure donc bien toute l'ambiguïté qui en résulte pour les éleveurs, ceux-ci ayant à se prononcer pour le Pmpoa 2 alors qu'ils ne sont peut être pas éligibles aux aides liées au Pmpoa.
 

Source : FNSEA
Theme : Autre

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