En reportant le comité de suivi
des céréales du 6 avril au 14 avril et ses conclusions au mois de décembre 2010,
le Gouvernement vient de sceller la tenue d’une grande manifestation des
producteurs à Paris. Durant le congrès de la Fnsea, de nombreuses régions(*)
avaient pourtant alerté le Gouvernement sur l’urgence à prendre les décisions
qui s’imposent pour le secteur des grandes cultures : en effet, les syndicats
attendent du comité des céréales qu’il arrête les mesures de dégagement du
marché. De plus, les Frsea sont toujours en attente de tous les dispositifs qui
permettront de corriger de 100 € de l’hectare l’augmentation des charges et les
distorsions de concurrence.
Des Pouvoirs publics qui restent
sourds
Pourtant, à l’heure actuelle, la
situation des agriculteurs n’a semble-t-il pas été comprise : non seulement,
lors de son déplacement dans l’Essonne le 6 avril dernier, le chef de l’Etat a
annoncé qu’il ne reviendrait pas sur le bilan de santé de Michel Barnier, mais,
de surcroît, il a reporté à l’automne prochain toute décision concernant la
situation des exploitations en grandes cultures, polyculture et élevage. Face à
cette attitude, les Frsea signataires de la mise en garde ont décidé d’en
appeler à une large mobilisation des producteurs, toutes filières confondues, et
de leurs partenaires. Faute d’un signe fort de la part de l’Etat, le mardi 27
avril, plusieurs centaines de tracteurs et plusieurs milliers d’agriculteurs
convergeront vers les Champs Elysées avec la ferme intention de se faire enfin
comprendre.
(*) Il s’agit des Frsea
Nord-Bassin Parisien, Centre, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Ile de France,
Haute-Normandie, Basse-Normandie, Champagne-Arden - ne, Lorraine, Bourgogne,
Franche- Comté, Rhône-Alpes.