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  26/3/2010
  Annoncer ou dénoncer


Chaque année, à l’heure des déclarations PAC, notre Fdsea est tiraillée entre plusieurs tendances. Faut-il communiquer sur la PAC ou ne le faut-il pas ?

Communiquer, c’est véhiculer des informations dont on sait pertinemment qu’elles sont compliquées, contraignantes voire parfois tout simplement idiotes. Et on ne le sait d’autant plus que dans les mois qui ont précédé, nous avons, dans chaque Fdsea et dans tout le réseau jusqu'à la Fnsea, débattu et combattu ces mêmes réglementations face aux pouvoirs publics, chacun à son niveau.

Alors, est-ce que communiquer revient à cautionner ? Non, certainement pas, et c’est même tout le contraire ! Nous avons observé ce qui se passe lorsqu’on pratique la politique de la chaise vide. C’est simple, le conseil « parapluie » se met en place ! Chaque conseiller va donner l’interprétation sécurisante de la réglementation et s’il garantit à l’agriculteur une certaine tranquillité, cette tranquillité a un prix et on doit le peser. J’en prends pour exemple l’interprétation sur les cultures industrielles et les bandes enherbées en 2009 : hors des cours d’eau, pour limiter les surfaces à implanter en bandes enherbées, on devait implanter des cultures industrielles. Deux modes de calcul existaient pour déterminer la part de cultures industrielles, et dès lors qu’un agriculteur respectait le plus bas des deux seuils, il était tranquille. C’est la Fdsea de la Somme qui avait fait valider cette interprétation par la Ddaf, qui ne la pas contredite. Et cette souplesse représentait une surface de l’ordre de 2 à 3% de la SAU sur laquelle on pouvait choisir la culture ou le débouché. A 100 € par hectare, de marge supplémentaire sur ces surfaces, ceux qui ont choisit de nous faire confiance, ont gagné 200 ou 300 € pour 100ha de SAU, soit quasiment leur cotisation syndicale. Le conseil « parapluie » consistait à dire aux agriculteurs « mettez en un peu plus, et vous serez tranquille, le résultat est double : d’un côté, ces agriculteurs ont perdu directement sur leur exploitation, et de l’autre, notre département collégialement est allé au delà de l’exigence réglementaire. Une double aberration. Cet exemple parmi d’autres nous incite à nous réaffirmer sur le sujet de la PAC, car il ne suffit pas de combattre, de discuter ou d’améliorer les réglementations pour avoir rempli notre mission : il faut plus que jamais le faire savoir !

Car à quoi négocier et obtenir une avancée, si personne ne l’utilise ! C’est pour cela qu’au travers cette lettre à l’adhérent, nous vous proposons de trouver des points de repères réglementaires fiables établis par nos conseillers spécialisés, qui animeront par ailleurs les 6 réunions d’information relative à la PAC.

Soyez certains que leur compétence à vous renseigner dans ce document, ou dans les pages pratiques de l’Action Agricole Picarde, ils la déploient avec la même application et la même énergie tout au long de l’année pour défendre, avec vos élus, les mêmes dossiers et les mêmes problématiques.

Communiquer, même sur une réglementation que l’on combat, cela fait partie de notre devoir syndical.

A vos côtés.

 

Laurent Degenne

Président de la Fdsea



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