Réglementation : le
zèle tue l’esprit.
Nous avons rencontré
la DDTM il y a
quelques jours pour travailler sur un sujet précis : celui du retournement
des prairies. Il y a une volonté manifeste de préserver les surfaces enherbées,
et, globalement, on peut à peu près y souscrire. Cependant, cela doit permettre
une réelle souplesse. Or, pour les prairies, cela tourne au ridicule : le
ministère donne ses directives, sans la moindre latitude locale, et les
administrations départementales en sont à appliquer à la lettre et sans
ouverture les directives, et ne donne de latitude qu’aux cas dérogatoires. En
l’occurrence, il s’agit des Jeunes Agriculteurs qui s’installent et qui ont
prévu le retournement, des situations de cessation de production laitière, et
enfin de fermes en liquidation. Pour ces situations, on peut aller jusqu’au
retournement total. Bilan de l’opération : il n’y a plus de bon sens, on ne
peut pas s’adapter à la marge au quotidien sur son exploitation, et, à
l’inverse, les dérogations vont être surexploitées, par peur de ne pas pouvoir
le faire par la suite.
Je suis quasiment convaincu qu’au final, il se retournera plus
de prairies que prévu, mais pas au bon endroit ! Tout le monde aura
perdu : les agriculteurs qui veulent s’adapter et les pouvoirs publics qui
veulent préserver les prairies ! Faudra-t-il une réglementation par la
suite ? Pourquoi pas, mais à condition qu’elle soit plus pragmatique et
moins zélée !
Olivier
Faict.
Secrétaire générale
adjoint de la
Fdsea