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26/4/2010
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Editorial du 23 avril 2010
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Refusons la fatalité
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Ce mardi 27 avril, 12 Frsea de
grandes régions, soutenues par la Fnsea et les associations spécialisées
appellent à manifester pour défendre le revenu de leurs agriculteurs. Certes,
les revendications ont peut être une origine et une connotation liées aux
grandes cultures, mais objectivement la dérégulation des marchés et
l’application du plan Barnier sont des facteurs tout aussi violents dans nos
régions pour les céréaliers que pour les éleveurs. Pourquoi manifester
massivement aujourd’hui ! D’abord, pour faire entendre le cri de détresse des
fermes en grand danger. Ensuite, parce que les politiques commencent, si ce
n’est à comprendre, du moins à accepter d’entendre nos revendications. Enfin,
parce que la PAC d’après 2013, qui va refixer pour peut-être 20 ans le cap pour
l’agriculture européenne, commence à se dessiner aujourd’hui, avec notamment la
venue à Paris du nouveau commissaire Dacian Ciolos. Il y a des rendez-vous à ne
pas manquer, et cette échéance des négociations est cruciale pour l’avenir,
l’économie de nos fermes, des agriculteurs en place et de ceux qui vont
s’installer. Manifester fortement et massivement mardi prochain c’est montrer
toute notre attente pour les prochaines décennies : une politique claire, dotée
de moyens suffisants, avec un axe fort sur l’utilité et la rentabilité du métier
de paysan, pour qu’il soit rémunérateur et compétitif dans chaque pays, à
commencer par le nôtre. La portée du message sera liée à l’ampleur de
la mobilisation.
Je compte sur vous pour répondre massivement. Il est encore
temps. Tous ensemble, refusons la fatalité !
Laurent Degenne, Président
de la Fdsea
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