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21/12/2009
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Editorial du 18 décembre 2009
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La lettre de Noël
Chaque année, à pareille époque,
le revenu des agriculteurs fait l’actualité. Parfois, parce qu’il est en hausse,
parfois parce qu’il est en baisse, mais toujours parce que ces évolutions d’une
année à l’autre se mesurent avec des pourcentages importants. Plutôt que de
s’interroger sur la façon dont les agriculteurs vont s’en sortir quand c’est à
la baisse, où sur le bien fondé des aides quand c’est à la hausse, les médias
devaient s’interroger sur les raisons d’une telle variation. Oui, notre métier
est toujours de travailler le vivant, végétal ou animal, et nous serons toujours
soumis aux aléas naturels. Mais si pendant quatre décennies les politiques ont
consisté à protéger l’agriculture de ces aléas, en faveur aussi des
consommateurs, depuis dix ans les politiques consistent à se désintéresser des
mécanismes de protection, et, pire encore, à laisser s’amplifier les variations.
Qui en profite ? Pas les consommateurs qui ne connaissent quasiment jamais de
baisse. Pas les agriculteurs qui sont malmenés et entrainés dans un tel
tourbillon que le métier en décourage plus d’un. Il faut sans doute regarder
d’un peu plus près ce qui se passe entre les deux, et au-dessus de tout, au
niveau de l’Etat, où la déraison gagne du terrain. Si le rôle des médias est de
dénoncer les injustices, les scandales, ou les absurdités, je les invite à
analyser en profondeur les raisons des évolutions des revenus agricoles, à en
faire des synthèses claires, précises et publiques, et à les transmettre pour
Noël à nos dirigeants : au moins, ce sera de bons fondements pour la fameuse loi
de modernisation de l’agriculture et pour la PAC 2013. En cette fin d’année, les
cadeaux sont toujours bienvenus !
Christophe
Buisset
Président de la
Fdsea
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