|
|
 |
 |
|
|
18/1/2010
|
| |
Editorial du 15 janvier 2010
|
 |
 |
|
Le système D ?
J’ai entendu ce matin
le ministre de l’Agriculture intervenir sur la conjoncture qui s’annonce pour
l’année 2010. Peu de concret sur les prix, ce qui peut se comprendre, étant
donné son peu d’expérience dans le domaine de la voyance… Par contre, sur
l’encadrement des marchés, j’ai eu dans un premier temps la joie de l’entendre
reprendre des positions que nous défendons à la fois sur la gestion
pluriannuelle de la vente de nos produits par la mise en place de contrats
d’achats, mais aussi sur la sécurité que nous pouvons trouver face aux aléas
climatiques et économiques avec les dispositifs assurantiels. C’était pour moi
une bonne entrée en matière, mais une simple phrase a cruellement manqué
jusqu’au terme de l’interview : cette phrase, c’était "l’Etat français
s’impliquera dans ces dispositifs". Car sans l’intervention forte de l’Etat,
aucun de ces schémas n’a de sens ni d’efficacité : si l’Etat ne fait pas
l’arbitre dans les lieux de discussions des contrats que sont les
interprofessions, la contractualisation n’apporte pas de garantie de stabilité ;
et si l’Etat ne s’engage pas financièrement sur la réassurance, les dispositifs
assurantiels ne seront pas financièrement accessibles ou acceptables pour les
agriculteurs. Finalement, Bruno Le Maire a levé autant d’espoirs que de
craintes. Nous devons donc tout faire pour éviter que la rénovation promise par
le chef de l’Etat ne tourne pas au système D pour les agriculteurs.
Christophe
Buisset
Président de la
Fdsea
|
|
 |
 |
|
|