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13/12/2010
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Editorial du 10 décembre 2010
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Jean-Michel Lemétayer quitte la présidence de la Fnsea.
Son
successeur sera élu jeudi prochain. Ce départ anticipé était régulièrement
évoqué depuis plusieurs mois, mais plus on se rapprochait du prochain congrès de
Saint-Malo, dans son fief, moins nous nous y attendions. En aucun cas,
Jean-Michel Lemétayer ne "met la pelle dans le mortier". Après neuf ans de
présidence, ce n’est certainement pas quatre mois de plus qui seraient de trop,
et connaissant le caractère bien trempé du Breton qu’il est, on n’imagine pas
qu’il ait perdu en énergie ou en motivation. Ce changement anticipé met encore
un peu plus l’accent sur ce qui est important en 2011 pour les agriculteurs
français. Si, dans nos fermes, nous commençons à mesurer les effets de la
redistribution Barnier, les responsables politiques et syndicaux savent que les
grandes lignes de la PAC de 2013 à 2020 seront tracées au cours du premier
semestre de l’année 2011. Dans ces conditions, il serait très dangereux pour les
agriculteurs français de vivre une période de transition à la tête de la Fnsea.
Pour faire entendre la voix et le leadership de la France dans les négociations
à 27, ou fédérer les filières ou les régions, le bureau de la Fnsea doit être
parfaitement opérationnel, à commencer par le tandem président/secrétaire
général. Le pire aurait même été de vivre fin mars un congrès de calculs et de
tiraillements. En passant la main aujourd’hui, Jean-Michel Lemétayer a l’ultime
mérite de ne pas hypothéquer l’avenir de l’agriculture française pour les dix
ans à venir.
LAURENT DEGENNE
PRESIDENT DE LA FDSEA
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