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    Qui sommes-nous ? / L'agriculture dans la Somme
 
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Présentation générale

 

Les caractéristiques naturelles

 

Sur une superficie totale de620 000 hectares, les agriculteurs de la Somme mettent en valeur une Superficie Agricole Utile (SAU) totale de 470 000 hectares.
La Somme se divise en 5 régions agricoles naturelles :

Des sols variés

 

Situé au Nord du Bassin Parisien, ce vaste plateau peu accidenté - les seuls reliefs concernent des vallées - se caractérise par la présence dans son sous-sol, d'une vaste assise crayeuse qui affleure dans l'Amiénois et est recouverte :
- à l'est de limons très fertiles
- à l'ouest de limons argilo-sableux, d'argiles à silex et de sables

 

 

Un climat favorable

 

Le climat océanique doux et tempéré est favorable à l'agriculture :
- une pluviométrie moyenne relativement bien répartie dans l'année (entre 600 et 850 mm d'eau/an), un peu plus élevée à l'ouest du département
- des températures moyennes qui avoisinent les 10°C avec peu d'écarts extrêmes

 

 

Une réserve en eau importante et de qualité

 

Le sous-sol crayeux perméable constitue une vaste réserve en eau qui alimente toutes les ressources et captages d'eau du département. L'irrigation a pu être développée, notamment dans le Santerre, pour pallier aux éventuels déficits hydriques.

 

 

 

 

Les productions végétales

 

Utilisation de la SAU en 2003 :

 

Total SAU = 470 000 ha



L'assolement des exploitations évolue peu d'une année sur l'autre, seule la surface en jachère peut être modifiée en fonction des exigences liées à l'application de la réforme de la PAC.
L'assolement
de la "ferme Somme" révèle une forte dominante céréalière (un hectare sur deux). Les cultures fourragères et prairies repréentent aujourd'hui seulement 16% de la SAU.

 

 

 

 

Céréales

 

Blé tendre

 

Les surfaces ainsi que les rendements ne cessent d'augmenter depuis les trente dernières années et représentent 74 000 ha.

Orge - escourgeon

 

Les emblavements en orge sont très variables selon les années : 48 300 ha avec un rendement de 72 q./ha (orge escourgeon confondus) en 2003.

Maïs grain

 

Les surfaces consacrées à la culture du maïs grain sont très variables d'une année sur l'autre. Elles étaient maximales en 1972 avec 20 500 ha, dans les années 1990 elles ne dépassent pas 5800 ha pour atteindre 8490 ha en 2003.

Avoine

 

Avec 1450 ha environ, les surfaces en avoine sont négligeables aujourd'hui.

Les débouchés

 

Les céréales sont exportées à l'état brut (moins de 10% subissent une transformation dans le département). De fait, l'industrie qui utilise le plus de céréales est l'alimentation du bétail (UCALPI).
La construction d'une amidonnerie (Amylum) à Nesle a modifié ce rapport. Cette entreprise transforme 1 million de tonnes de blé , ce qui représente 1/4 de la production totale de la Picardie.

 

 

 

 

Les plantes sarclées

 

Betteraves à sucre

 

Depuis 30 ans, les surfaces consacrées à la culture de la betterave à sucre ont varié du simple au double. Elles ont atteint leur maximum en 1973 puis ont diminué jusqu'au milieu des années 80 pour se stabiliser en-dessous de 50 000 ha. Parallèlement, le rendement qui avoisinait les 50 tonnes à l'hectare dans les années 70 est passé à 73,4 tonnes en 1999. La production de betteraves en 2003 est de
3 179 250 tonnes et est stable depuis 6 ans.

Les débouchés

 

Plus de 3 millions de tonnes sont transformées par de grands groupes sucriers installés dans le département et à proximité :
- Saint Louis Sucre à Roye eet Eppeville
- Union BS et SDHF à Abbeville et Boiry (62)
- Société Vermandoise industries à Sainte Emilie.
Il faut noter que ces industries génèrent des co-produits importants : 111 000 tonnes de pulpes sèches et 383 000 tonnes de pulpes surpréssées sont ainsi consommées dans l'alimentation animale.

 

 

Pomme de terre de consommation

 



Depuis 1986 on constate une diminution des surfaces de production, diminution en dents de scie qui amène les surfaces à 19 000 ha en 2003 pour un rendement de 44,8 t./ha.

Les débouchés

 

200 000 tonnes environ de pommes de terre de conservation sont traitées dans le département sur 2 sites de production :
- Sitpa : flocons de purée à Rosières en Santerre
- Lunor : pommes de terre précuites sous vides à Chaulnes
Une quantité équivalente est transformée dans les départements limitrophes (groupe Mac Cain à Harnes à Béthunes) et dans d'autres pays européens, notamment le Bénélux, l'Italie et le Royaume-Uni.

Pomme de terre fécule

 

On observe une légère baisse des surfaces avec 10 422 ha en 90 et 9 600 ha en 2003 pour un rendement de 49 t./ha.

Les débouchés

 

La Somme possède la plus grande féculerie d'Europe : les Etablissements Roquette à Vecquemont, qui produisent plus de la moitié de la fécule française, transformée en amidon.

 

 

Légumes de conserve

 

Les surfaces évoluent en dents de scie suivant l'évolution du marché ; elles atteignent près de 8 000 ha en 2001

Les débouchés

 

La Somme est le département français qui produit, en tonnage, le plus de conserves destinés à la conserverie et à la surgélation.
La concentration de cette industrie est maintenant très importante dans la Somme où Bonduelle dispose à Estrées-Mons de la plus grosse conserverie d'Europe et d'un autre site de production à Flaucourt. Les légumes commercialisés sous la marque phare sont produits en grande partie dans la Somme.

 

 

Endives

 

Traditionnellement cultivée dans toute la partie nord du département par des petites exploitations familiales, la culture d'endives s'est fortement développée grâce aux progrès techniques et génétiques, et aussi par le développement des équipements de forçage (doublement des surfaces en 30 ans). De grosses endiveries se sont mises en place notamment dans le sud-est du département. La Somme a produit 44 750 tonnes de chicons en 1999, 56 700 tonnes en 2003.

 

 

Oléagineux

 

Ce type de culture reste une production marginale sur le département. Les principales plantes cultivées sont le colza et le lin oléagineux. Ce dernier était absent en 1990, il connaît un fort développement (la région a récolté 31% de la production française), en 2003 ce sont 150 ha consacrés au lin.
Les surfaces de colza ont connu une diminution du début des années 70 jusqu'en 1986, moment où la tendance s'est inversée : en 1991, on comptait 10 300 ha de colza. Après un effondrement en 1993 avec seulement 2 700 ha, cette culture a de nouveau augmenté en surface : 11 970 ha en 1995. En 2003, 12 830 ha sont destinés au colza.

 

 

Protéagineux

 

La culture des pois protéagineux a débuté dans les années 70, avec 350 ha en 1978. Depuis les surfaces n'ont cessé d'augmenter pour atteindre 23 800 ha en 2003. Parallèlement, les rendements ont pratiquement doublé depuis 20 ans (52 qx/ha en 2003).

 

 

Plantes textiles

 

La culture du lin, après avoir fortement progressé entre 1981 et 1990, a connu une grave crise de débouchés qui a entraîné une baisse des surfaces en 1991.
Depuis 1999, le lin est revenu en force dans la mode vestimentaire. La demande en matière première s'est accrue tirant vers le haut le prix du lin et rendant la culture plus attractive. Ainsi les surfaces sont passées de
4 219 ha en 1999 à 7 500 ha en 2003 pour le département de la Somme.
Cett
e culture se concentre principalement sur la bordure maritime de la Somme où le climat est favorable au rouissage du lin.
Le lin est une fibre naturelle qui jouit d'une très bonne image de qualité et de confort.

 

 

 

 

Place de la Somme dans la production agricole française

Production

% en 2003

Rang du département

Salsifis scorsonères

50

1

Pommes de terre fécule

38

1

Pomme de terre de consommation

20

2

Blé tendre

5

1

Endives

14

2

Epinards

20

2

Betteraves à sucre

11

3

Pois de conserve

13

4

Orge et escourgeon

4

5

Lait

2

16


Les productions animales

 

Ces productions représentent 21% du chiffre d'affaires départemental. Les deux productions majeures sont le lait et la viande. Le cheptel bovin a fortement chuté passant de 372 000 têtes en 1982 à 218 000 têtes en 2003.

 

 

Le troupeau laitier et allaitant

Compte tenu de l'augmentation de la productivité par vache (multipliée par 2 en 30 ans), la production laitière est stable. La collecte de lait s'élève à plus de 4,2 millions d'hectolitres, produits par environ 1 700 producteurs. Elle est réalisée principalement par la voie coopérative :
- la VPM, coopérative basée à Abbeville qui exporte du lait vers l'Italie et conditionne du lait UHT à l'usine SFPL
- le groupe SODIAAL, groupe coopératif national
- la société Senoble, dont la production est transformée hors du département

 

 

 

 

La viande

 

La production annuelle de viande bovine stagne. Elle se situait autour de 18 000 tonnes en 2003. La production de viande porcine avoisine les 12 000 tonnes et celle de viande ovine environ 500 tonnes.
Le principal opérateur est le groupe Alliance, présent tout au long de la filière, depuis le groupement de producteurs (Cobévial) ; les condiments minéraux (Alliance - nutrition animale), jusqu'à l'abattage, la découpe et la transformation (Défial à Amiens, Ailly sur Somme et Flixecourt) jusqu'à la viande au détail (Central Frais).
La société Lagache (Friaucourt et Montdidier) occupe également une place importante dans le secteur de la découpe.
Enfin il faut noter un développement récent des ateliers de découpe et de vente au détail à la ferme. De même la démarche de reconnaissance par l'INAO, de l'AOC "Agneau de Présalé des Baies de Somme et d'Authie" devrait aboutir prochainement.

 

 

 

 

 

 

Le chiffre d'affaires

En 2003, pour l'agriculture dans la Somme, le chiffre d'affaires a atteint 1, 23 milliard d'euros.
Il se compose ainsi :

PRODUCTIONS VEGETALES : 879 millions d'euros
- Légumes frais : 65 ME
- Betteraves à sucre : 126 ME
- Pommes de terre : 210 ME
- Céréales : 308 ME
- Oléoprotéagineux : 49 ME
- Autres : 121 ME

PRODUCTIONS ANIMALES : 242 millions d'euros
- Aviculture : 16 ME
- Porcins : 18 ME
- Bovins : 63 ME
- Lait : 135 ME
- Autres : 10 ME

Les services représentent 107 millions d'euros

 

 

 

Source : Chambre d'Agriculture de la Somme

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