Même pas mal !
L’histoire est un éternel recommencement. L’euphorie des fêtes de fin d’année laisse toujours place à son lot d’évolutions tarifaires et fiscales en tout genre. Le groupe Lactalis pour cette nouvelle année 2012 ne déroge pas à la règle. En effet, les livreurs Lactalis se sont vus expliquer fin 2011 les nouvelles règles de versement des paies de lait appliquées par l’entreprise avec deux systèmes de règlement selon que le producteur ait signé ou non le contrat imposé (les bons et les turbulents ?). L’entreprise, bien malgré elle, démontre ainsi l’absolue nécessité qu’ont les agriculteurs de s’organiser face à leurs acheteurs à l’intérieur des filières. Soyons-en sur, ce coup de pied de l’âne pourrait être suivi de nombreux autres si les producteurs restent seuls face à l’entreprise. Compte tenu de la conjoncture et de l’état actuel des trésoreries, la pilule passe sans doute mieux aujourd’hui qu’à d’autres époques pas si lointaines.
Entre une gestion de trésorerie plus délicate ou la signature d’un contrat individuel de 5 ans déséquilibré, la première option reste certainement la moins mauvaise.
Sébastien Amand, Président de l’OP du Bocage Normand