Face à la nouvelle calamité que nous sommes en
train de vivre, nous allons demander des soutiens publics et des adaptations
réglementaires.
Pour le moment, nous avons obtenu l’exploitation
des jachères, le paiement anticipé des PMTVA et la possibilité d’avoir des aides
nationales dans le cadre de l’enveloppe
de minimis de 7 500 €/3 ans.
Vous pouvez éventuellement activer votre assurance
récolte, si vous l’avez souscrite sur les grandes cultures, et nous pourrons
engager une procédure calamités sur les herbages.
Nous pourrons aussi demander un dégrèvement
d’impôt foncier.
Mais ces mesures ne régleront pas le problème de
l’affouragement des animaux. Nous avons
la chance d’être dans un département de polyculture-élevage, ce qui
devrait nous permettre d’être relativement autonomes si nous savons être
solidaires entre céréaliers et éleveurs.
Pour éviter la spéculation nous avons demandé aux
services de la Chambre d’Agriculture de nous calculer une indication de valeur
de fertilisation de la paille. Elle ressort entre 18 et 24 €/tonne (22 à 32€/t
pour la paille de pois et de
colza). Le Bureau Commun des Pailles et Fourrages (BCPF) donne 25 €/t en prenant
en compte la perte de matière organique (voir article dans le prochain
AAR).
Quant à l’échange paille-fumier il est estimé
entre 1,2 et 1,5 (1,5 t de fumier pour 1t de paille). Le coefficient est de 2 pour la paille de
pois et de colza.